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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 11:07
La tradition musicale protestante constitue un patrimoine commun à toutes les confessions religieuses ou presque. Il n'est pas rare de retrouver certains airs dans la liturgie de certains groupes, au point d'entretenir le sentiment qu'on aurait été espionné. Un bref retour historique nous montre que c'est bien le contraire.
L'Eglise Adventiste a largement puise dans le répertoire commun aux églises protestantes, et a ajusté son hymnologie en fonction de ses projets d'évangélisation.

La Réforme Protestante a été confrontee à un dilemme résumé dans la position des deux grands réformateurs que sont Martin Luther et Jean Calvin. Ces deux penseurs majeurs de la Réforme, se sont affrontés sur la liturgie. Luther, musicien, grand flûtiste et compositeur de plus de mille cantiques, dont le plus célèbre, ". C'est un rempart", avait le souci d'une évangélisation facile, rapide et accessible à tous. Sa théorie pour former une liturgie adaptée consistait à prendre des airs communs, folkloriques, très connus, auxquels il suffirait d'ajouter des paroles bibliques, afin d'en faciliter l'usage. C'est ce qui explique la présence de nombreux airs séculiers dans certains recueils. Ces airs sont chantés religieusement et avec âme sans se soucier de leur origine profane.

Calvin se tenait à l'opposé de cette tendance. Il préconisait davantage la création destinee au culte et préférait se passer de musique dans sa liturgie si elle n'avait pas été composee a cet effet. Sa priorité et tait la Parole, ce qui justifie la longueur des sermons. L'usage d'instruments de musique pour accompagner l'assemblée se limitait à l'orgue, le piano à cette époque etait assimilé aux instruments diaboliques, à cause de son usage dans les cabarets.

On peut mieux comprendre pourquoi dans l'église Adventiste certains ne regardent que dans le rétroviseur. Pourtant, nombreux sont ceux qui ignorent aujourd'hui qu'elle a été la démarche de l'église adventiste francophone pour se constituer un hymnaire, que certains pensent de culture adventiste. Il suffit de jeter un œil sur le celebre et bon recueil "Hymnes et Louanges", pour se rendre compte que ces hymnes n'ont rien d'Aventiste, ni dans la composition, ni dans le style, puisque la plupart des œuvres sont d'origine profane et folklorique. Rare sont les cantiques d'origine purement protestante, mais un un n'est de compositeur adventiste.

Comme au moment de la Réforme, l'Eglise adventiste en 1863, etait confrontée à un problème identitaire, et son désir de démarcation s'est exprimé comme toute église naissante, dans sa liturgie, inspirée par tous les courants qui la traversait à l'origine. N'oublions pas que majoritairement, les pionniers étaient d'obédience Baptiste et Méthodiste. Leur "culture" musicale en matière de liturgie se fondait largement sur le psautier de Genève, l'unique recueil d'inspiration protestante, dont la plupart des airs se trouvent dans le " Church Hymnal" très repandu dans la communauté adventiste anglophone, ce qui explique son utilisation dans la plupart des pays du monde où l'anglais est parlé.

Du reste, les anglophones sont tout autant surpris d'entendre les francophones chanter certains airs communs aux deux communautés, et ne manquent pas de reconnaître que les deux hymnaires sont très differents, car nombreux sont les airs spécifiques aux deux. Pour ceux qui ont eu en main ces deux recueils, " Hymnes et Louanges" et " Churchill Hymnal", ils observeront que le recueil francophone est truffé d'airs de composition classique et baroque tirés du répertoire profane, alors que la proportion est bien plus faible dans le recueil anglophone. C'est pourquoi, il est difficile, voire insensé de vouloir créer a partir d'une seule source une culture adventiste qui en fait devrait être la somme de plusieurs composantes pratiquement impossibles à unifier.
Une autre observation, peu évidente pour ceux qui restent figés geographiquement, mais qui saute aux yeux chaque fois qu'on dépasse son propre horizon, c'est de découvrir qu'à côté de chaque recueil de chant "officiel", il y a une activité grandissante de compositions tant en langues locales, que dans le style musical ambiant. Ceci dénote d'une volonté de s'identifier clairement, dans un refus de la mondialisation qui tend à gommer les légitimes spécificités.

Parler de culture adventiste sans tenir compte de la variété des cultures qui composent l'adventisme, par le simple fait que l'église adventiste, longtemps américaine est désormais mondile et majoritairement tiers-mondiste, pour reprendre une expression surannée. Quand on sait que les deux tiers de la population adventiste, près de Dix neuf millions, se retrouve en Afrique, en Amérique centrale et du sud, et en Asie, il y a à parier que cela se fera sentir sur la liturgie. De plus, on sait que la majorité des membres en 2025 sera issue de ces zones et constitueront un groupe qui n'aura pas connu les traditions de l'église et formera une culture bien à elle. Cette culture nouvelle sera la nouvelle culture adventiste. Certains se remueront dans leur tombe comme c'est le cas qui dans les années soixante dix-quatre vingt, interdisient l'utilisation de la guitare électrique et ou de la batterie jazz à l'église aux Antilles-Guyane.

Quand je pense que tout le branle-bas observé dans certaines communautés, ne se justifie que par une volonté de combattre un instrument, il y a de quoi se poser la question sur la motivation de ces éducateurs. Aurait-on oublié que l'usage du créole dans les médias etait frappe d'interdiction et que ce n'est que récemment et de haute lutte que cette langue, commune a bien des régions est tolérée officiellement. On pourrait se poser la question qui tue, a quand des sermons en creole dans les églises antillaises, sans se voir regarde de travers ou frappé d'anathème? Car c'est une vraie question! Ceci permet de mieux comprendre les stigmates de la colonisation qui a dénaturé jusqu'à notre jugement sur nous mêmes.

Si on doit parler de culture guadeloupéenne par exemple, ne devrait on pas reconnaître qu'aujourd'hui la société guadeloupeenne dans sa composition est multiculturelle? Et ce constat est valable pour la Martinique, la Guyane, toute la caraïbe et dans tous les pays du monde. Devrais-je rappeler que la religion fait partie de l culture de tout peuple et que là où se trouve implantée l'église adventiste, elle devient une composante de la culture. Tout le probleme sera de définir plus ou moins clairement, ce qui constitue effectivement cette "culture adventiste" et comment elle s'exprime localement par rapport à un patrimoine de traditions globales.

Mais malgré tout deux grandes questions demeurent. Y aurait-il effectivement une ou des cultures adventistes?
Quel rôle devrait jouer l'église adventiste au sein de la société dont elle partage et forme la culture? (À suivre)

Œil de boeuf

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Published by Tamarin vert
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:40
Très recemment, j'ai soulevé une petite vague de réflexion en parlant du bonheur. En effet, la peur d'être heureux engendre une frustration indescriptible. Nombreux ceux qui prétendent avoir peur d'être malheureux. A la réflexion nous le sommes tous naturellement. Même ceux qui jouissent d'un environnement enviable, qui n'ont pour leur quotidien aucun effort à faire pour satisfaire leurs besoins naturels et vitaux, ne sont pas heureux de leur superflus, puisque bien souvent, il leur manque l'essentiel.
Cet essentiel peut s'appeler "amour", "considération", "reconnaissance" ou tout simplement, "affection". En fait tout ce qui ne s'achète pas, mais que l'on ne mérite pas toujours, à cause des circonstances.

En lisant la Parole de Dieu, il y a des déclarations difficiles à concevoir, telles les paroles de Jésus.

"Luc 6:22Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l’homme! 23Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet, c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes."

En Matthieu 5, les premiers versets, le Maître donne un enseignement qui est à contre courant de toute philosophie connue, et très loin de l'épi curiste, qui préconisait une jouissance totale de l'instant présent.

"1A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. 2Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit:
3«Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient! 4Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés! 5Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre! 6Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! 7Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux! 8Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! 9Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! 10Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient! 11Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. 12Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés." Matthieu 5:1-12

Dans ce texte, bien connu et considèré comme l'un des plus grands prononcés par le Seigneur, la liste des situations qui devraient procurer du bonheur n'est pas longue, mais les situations qui l'engendrent ne sont pas du tout agréables.
Personne ne souhaiterait être persécuté, ni haï, ni insulté, même par procuration. Et pourtant, ce sont ces situations qui semblent procurer de la joie au chrétien, s'il a l'intelligence, ou le réflexe de considérer le résultat annoncé.
Seulement, on ne peut pas commencer par la fin! Il faut traverser le temps de souffrances sans en manquer un jour.

D'ailleurs, Paul, qui semble coutumier des épreuves, exhorte à la joie, tandis que Jacques les présente comme une source de satisfactions.
"2Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance. 4Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien." Jacques 1:2-4
Comment concilier joie, bonheur et souffrances. Le malaise s'installe quand on pense que tous ces textes sont un appel au masochisme, faisant passer Dieu pour un sadique. Mais il n'en est rien, car la réalité est tout autre. Le monde entier est sous la puissance du Malin, présenté comme un dragon en colère, par le prophète Jean confiné à Patmos, sur une île désertique où il manque de tout et souffre quotidiennement à cause de son âge avancé et de son environnement hostile. Toutefois, c'est dans ce contexte que Dieu lui montre en vision la fin de tout en guise de récompense.
Mais la question demeure. Qu'en est-il pour nous qui vivons dans ce monde menaçant? Est-il normal de se réjouir de ses souffrances, lorsque l'on manque du nécessaire?

Il est à noter qu'elle Seigneur mentionne que la joie qui accompagne ces difficultés doit être motivée par le fait que es traitements lui sont destinés. Il dit bien, " à cause de moi". C'est ce qu'il exprime clairement en Jean 17:13-15 "13Maintenant je vais vers toi et je dis ces paroles dans le monde afin qu’ils aient en eux ma joie, une joie complète. 14Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. 15Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal."

Le Seigneur prie pour que ses disciples cultivent et profite d'une joie parfaite au milie de l'hostilité, de la haine et des persécutions. Ainsi, le prix à payer pour accéder au Karma, serait d'endurer des épreuves en se réjouissant, et en les sublimant par la perspective de vivre un jour autre chose d'inconnu, mais de meilleur. Pour cela, il faut deux ingrédients bien rares et difficiles à cultiver, la patience et la persévérance.

La clé du problème serait donc là! Mais la route est longue et l'apprentissage ardu, seule la foi, pourrait conditionner un tel comportement!

Œil de bœuf!

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 23:17

Depuis le 18 décembre 2013, je suis au Sénégal, plus précisément résident à Dakar où se trouve le siège de la nouvelle Union Mission de l'Ouest du Sahel, composée de 6 pays, Le Sénégal, la Mauritanie, Les îles du Cap Vert, la Guinée Bissau, la Mali et la Gambie. L'ancienne Union du Sahel en comptait 11.

Ce changement de lieu de travail peut être diversement interprêté et durant cette semaine, plusieurs personnes faisaient référence à des problèmes me concernant, justifiant cette nouvelle affectation. C'est toujours amusant d'entendre des choses hors contexte, surtout quand il s'agit de personnes qui ne vous manifestent le plus souvent aucun interêt ordinairement.

Le projet de scinder l'Union du Sahel en deux, date de 1994. Projet bien antérieur à ma venue en Afrique de l'Ouest. L'Union du sahel composée des pays suivants: Sénégal, Togo, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger, Les ïles du Cap Vert, le Bénin, la Mauritanie, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire couvrait une superficie équivalente à celle de la communauté européenne. de plus elle abritait sept (7) des dix (10) pays les plus pauvres au monde.

L'intention de rapprocher l'administration des administrés et de réduire les coût généraux des opérations, s'est concrétisée en Novembre 2013. Ainsi par un vote de son comité, la Division Afrique de l'Ouest et du Centre (DAO) en anglais, WAD (West Central African Division), décidé de me nommer président d'une des deux Unions issue de la réorganisation, à savoir l'Union Mission de l'Ouest du Sahel. Après avoir passé neuf ans à la tête de l'UMS, ce changement s'avère plus que salutaire. Il est vrai que rester au Togo, ne me dérangeait pas et y terminer mon deuxième terme ne serait pas handicapant. Mais le Seigneur nous montre quotidiennement que c'est lui qui dirige nos vie et en prend soin.

Parfois, j'ai pensé que rentrer à la maison serait la meilleure des choses, mais avec le recul, je me demande parfois, si l'on n'est pas mieux ailleurs. Nul n'est prophète chez lui, pour paraphraser la parole biblique, mais parfois, le sentiment de sécurité que donne la maison du père est réellement enviable.

De nouveaux défis se dressent devant nous. lancer à partir de rien, une nouvelle entité, construire un nouvel environnement, en d'autres termes formatter une nouvelle Union. Le réel sentiment d'être un pionnier permet de transcender les carences, les frustrations et les obstacles inhérents au terrain. Etre choisi pour une telle tâche, loin de tout climat politique pour une possible réélection par"le peuple" comme s'en targuent certains, comme si Dieu se retirait des affaires dès lors qu'on jouissait d'un statut différent, vous donne du courage et vous permet de rester concentré sur la Mission.

C'est donc dans cette perspective que, malgré la menace terroriste, les risques de voir le virus Ebola envahir l'Afrique de l'Ouest et peut-être même le continent, nous envisageons de poursuivre notre ministère en terre de mission, avec zèle et joie, comptant sur la paix que donne le Seigneur.

En restant en communion de prière et confiant dans les promesses de Dieu nous nous abandonnons au Saint-esprit qui dispense toutes les grâces.

Oeil de Boeuf

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 22:34

Il y a de cela quelques années, j'assistais à un concert à Lomé au Togo, quand après avoir écouté des chants religieux de composition locales, un animateur s'est avancé et dit:"Nous avons bien entendu et apprécié nos chant d'ici, maintenant nous allons revenir à nos bon vieux cantiques adventistes!"

J'avais du mal à rester tranquillement assis, car cette formule était des plus choquantes. Bien que je comprenais ce qu'il voulait dire, je ne pouvais accepter une telle inculture. Au fait, ce qu'il voulait dire rejoint ce que j'entends un peu partout dans des milieux bien plus cultivés et qui traduit le même malaise.

Quelques temps après j'ai rencontré le frère en question. Son explication était plausible. Il exprimait avec desarroi, ce que je constate depuis bien longtemps. Le recueil auquel il faisait référence, les "Hymnes et Louanges" lui paraissant d'inspiration adventiste était devenu pour lui la référence. Cela m'a ramené des années en arrière, quand ce discours était récurrent, et j'avoue moi même l'avoir tenu par le passé avec la candeur que donne l'ignorance. Toutefois, il convient toujours de s'interroger sur les non dits ou plutoôt sur ce que cache le discours populaire, surtout s'il est drapé de sa légitimité dite officielle.

Le débat sur la "culture adventiste" est un abime sans fond. Chacun y va de sa compréhension et de ses "sources" quelques fois inexistantes ou douteuses. La grande question est de savoir ce qu'est la culture adventiste. Pour beaucoup c'est tout simplement, ne pas manger de viandes impures, ne pas porter des bijoux, éviter l'usage de tout cosmétique, ne pas consommer de boissons alcoolisées, aller à l'église plutôt bien vêtu le samedi matin, l'après midi assiter en toutes autres sortes de tenues à ses réunions diverses, etc... Bien entendu, la culture adventiste pour beaucoup, c'est de n'écouter que de la musique religieuse et ne pas danser en tout cas pas en public. Et c'est précisément là où le débat est le plus confus. Car dans bien des communautés, c'est l'usage du tam-tam et de la musique qu'il génère le gwo ka dans l'église qui pose problème.

Je suis sidéré d'entendre des frères et soeurs de tous âges poser la même question: "peut-on utiliser le tambour dans l'église?" En fait c'est une question maladroite, car, ceux qui y répondent par un "NON" catégorique, ont à l'esprit une réponse qui serait, pas dans l'église, mais dans les salles de concert, sur les CDs et dans les clips promotionnels. Finalement, on pourrait croire que c'est à la fois permis et interdit à la fois selon l'usage que l'on décide d'en faire.

Une réflexion plus profonde permet de déceler le véritable malaise et ouvre les yeux sur l'incohérence de certains propos. L'usage des percussions dans la musique y compris biblique ne semble faire aucun problème. En effet se référant à Ezéchiel 28:13, on découvre, pour certains avec stupeur, pour d'autres avec surprise, que c'est Dieu lui même qui a créé les instruments de musique mis au service de Lucifer le chérubin protecteur, notamment le tambourin, et par conséquent est l'inspirateur de la création musicale et en même temps de la fabrication des instruments. J'entends toujours la même remarque, "un tambourin est un petit tambour qui n'a rien de commun avec un tam-tam!". Mais la question est: "A quoi sert-il, et même à quoi pouvait-il bien servir au ciel et devant le trône?"

C'est peut-être là le noeud de tout le débat. Alors pour intégrer une sorte de d'intransigeance à l'égard de cet instrument "maudit" qu'est le Tam-Tam on use du même argument induit par Satan pour détruire le sabbat, on dit que la loi est tout simplement abolie. Ainsi il est facile de dire qu'en devenant adventiste on doit abandonner sa culture et adopter une culture dite "adventiste", et par conséquent supprimer tous les instruments et les musiques identifiant le guadeloupéen, l'antillais et même l'africain. cette démarche en fait touche toute culture qui serait non européenne ou occidentale, stigmatisée par le recueil populaire qu'est "Hymnes et Louanges".

Seulement on a oublié, que le recueil de cantiques "Hymnes et Louanges" véhicule une autre culture, pas forcément francaise, mais européenne. Des cantiques qui n'ont de religieux pour la plupart les paroles d'inspiration bibliques ajoutées à des airs composés pour des activités très éloignées de l'église et de son environnement. certains hymnes, sont régulièrement entendus à l'ouverture de matchs internationnaux, de foot de basket, de hand, de boxe et à la remise de prix, de médailles et de trophées. Bien plus, on les entend interprêtés par des fanfares militaires, ou tout simplement dans des concerts symphoniques ou classiques, dans des manifestations folkloriques, ce qui ajoute à la confusion sur leur ambivalente utilisation. Est-ce bien sérieux tout çà?

En tout cas, le risque d'égarement est bien réel, car ne pas avoir une claire définition de ce qu'est la culture adventiste laisse la porte ouverte à toutes sortes de dérives selon qu'on se trouve ici ou là. (à suivre)...

 

 

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 13:49

Chers lecteurs,
Après plus de trois ans d'inactivité sur mon blog, je suis enfin de retour. La raison, c'est que je devais faire face à trois impératifs. Le premier, gérer cette sordide affaire d'arrestation du pasteur Monteiro à Lomé, détention qui a duré 22 mois. Nous rendons grâce et gloire à Dieu qu'il ait recouvré sa liberté le 12 janvier 2014.
Le deuxième, affecté d'un syndrome sévère du canal carpien à la main gauche, et d'un modéré à la main droite, j'ai subi deux opérations qui m'ont quelque peu handicapé momentanément, le temps de retrouver mes sensations.
Enfin, depuis décembre 2013, je n'habite plus à Lomé au Togo, mais à Dakar au Sénégal. En effet suite à la décision de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre de créer de nouvelles. Union, soit 4 nouvelles entités, issues de la réorganisation de l'union du Sahel, de l'Union d'Afrique. Centrale et des Unions du Ghana et du Nigeria, la DAO compte aujourd'hui 10 grandes Union, dont l'Union de l'Ouest du Sahel dont le siège est désormais à Dakar au Sénégal et dont j'assume la présidence.

Ces trois raisons ne m'ont pas laisse beaucoup de temps pour écrire, mais, rassurez-vous, je n'ai pas cessé de penser et même de beaucoup penser.

Qu'ai-je fait durant tout ce temps? Je me suis documenté, j'ai rencontré des gens, tous très intéressants, certains davantage que d'autres, j'ai observé, j'ai filmé pas mal de scènes dont je vous tiendrai au courant et j'ai avancé dans la collecte de données pour la rédaction dèmes projets de livres, sur les sujets annonces, à savoir, la musique en milieux religieux aux Antilles et en Afrique de l'Ouest, Dallas 972, la fameuse saga décrivant les turpitudes de. Certains dirigeants malfaisants et des dérives administratives conduisant l'église vers de sombres horizons, pour de basses considérations personnelles, de lutte de pouvoir. Un nouveau personnage fera son entrée dans la ronde, il s'agit de Heremel Henri, le tout puissant manitou qui a solution à tout, sauf... À suivre!

Comme vous le voyez, je n'ai pas perdu la boule et ma détermination est intacte. Par contre, j'ai plein de choses à partager avec vous, à condition que vous acceptiez d'en débattre sans arrière pensée, ni volonté et nuire à votre environnement.

Voilà! Dans quelques semaines, nous allons croiser les fers, pour le bonheur de certains et pour l'horreur chez certains, car le but de ce blog est de proposer une réflexion profonde sur des sujets qui interpellent.

Nouvelles.

Je suis actuellement en vacances en Guadeloupe, et je rencontre pas mal de gens qui m'interpellent sur ce qu'ils entendent parfois au détour de débats, ou de discussions privées. Quelqu'un m'a dit que dans son église, un jeune pasteur est venu dire publiquement que la batterie Jazz aperçue dans un coin de la chapelle, que c'était un instrument diabolique.

Peut-on, aujourd'hui au XXI ème siècle parler d'instruments en ces termes? Un instrument de musique, est une fabrication humaine, pour un usage déterminé par l'homme qui l'a fabriqué et l'usage qu'on en fait. Le piano forte qui trône aujourd'hui dans la plupart des églises adventistes à souvent été décrié et considéré comme un instrument diabolique par l'église catholique, qui a fait de l'orgue le roi des instruments. Doit-on rappeler que seuls les êtres humains peuvent être diaboliques. Les instruments de musique étant des médiums aux mains de personnes qui les actionnent dans des buts divers.

À t-on seulement pense un jour, que certains prédicateurs, sont diaboliques, quand ils prêchent des sermons non inspirés par Dieu et au service d'intérêts qui ne sauraient être mentionnés en public? Il y a je crois une inflation de langage mû très souvent par un zèle indéfinissable à certains moments.

Comme vous le voyez, la suite sera explosive, car, nous aborderons un autre discours récurrent, qui consiste à dire aux gens qu'ils doivent abandonner leur culture quand ils deviennent Adventiste. À t-on le droit de dire encore aux Guadeloupéens qu'ils doivent cesser d'être Guadeloupéens quand ils deviennent Adventistes, comme si adventiste était une nationalité? Les colons n'ont pas fait moins bien en faisant tout pour que les africains cessent d'être africains. Aujourd'hui on en constate les malheureux résultats!

Voilà, le débat est bien lancé! Je vous laisse car la radio m'appelle une fois de plus. Le samedi 20 septembre j'étais l'invité de Claudy Gob dans son émission fétiche et je me suis bien amusé. Ce matin je vais avec Jessy et lundi ce sera encore une autre intervention.
Dimanche soir 28 septembre je serai à Chauvel.
Bon appétit et à très bientôt!

Votre bien aimé tamarin vert, plus connu par certain sous l'agréable sobriquet: " Œil de bœuf"

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 10:20
En Afrique de l'Ouest où je vis, la réputation de féticheur, engendre bien des comportements, parfois très surprenants, même de la part des chrétiens. Il n'est pas rare, d'apprendre, que pour des raisons diverses, certains membres decommunautés chrétiennes consultent des féticheurs ou se livrent à des séances d'occultisme.

Le féticheur, plus connu aux Antilles sous le nom de "quimboiseur", est souvent considéré comme un puissant guérisseur, sachant utiliser les vertus des plantes, exerce un réel pouvoir sur l'esprit de ceux qui lui accordent une pleine confiance. Consulté par tous, dans tous les domaines de la vie, il joue un rôle central dans la société et accomplit ses tâches dans l'ombre avec une efficacité relative, mais jouit d'une grande confiance au sein de la population. Ce pouvoir, inspiré à la fois, crainte, admiration et envie, car celui qui le tient, bénéficie d'une certaine aura.

Les pasteurs, sont en principe, des anti- féticheurs, jouissant de la même confiance de la part des membres, mais à des degrés moindre, inspirent la même crainte. Il n'est pas rare. Se voir solliciter, pour des prières en tous genres, visant à anéantir la puissance du mal, manifestée, de différentes manières, parfois même dans les odeurs. C'est du moins chèque croient bon nombre de personnes, à défaut d'être visiblement possédées. Car la possession démoniaque, n'est pas chose si courante. Elle se manifeste de plusieurs manières.

Durant son ministère, Jésus affronta les démons, agissant sous des formes diverses. Les apôtres aussi durent agir contre eux à plusieurs occasions. Une étude sérieuse et minutieuse, permet de parvenir à certaines conclusions, qui pourraient servir de guide, à ces apprentis sorciers, friands d'exorcisme à la chrétienne, s'agitant sans discernement, dès qu'ils ont l'impression de se trouver en la présence de Luciferet de ses suppôts.

L'exorciste, doit connaître la magie, pour ne passoire la sorcellerie. Dans certains cas, il la pratique. Il lui faut des ustensiles, bréviaire, crucifix, eau bénite, chapelet, et une bonne dose de courage. À défaut de tout cet attirail, le pasteur, à sa Bible, et à défaut d'eau bénite, sa fiole d'huile d'olives, de quelle pression, c'est un détail sans importance, il faut que ce soit de l'huile, pour son symbolisme.

Je me souviens avoir été requis par un membre qui dans la,discrétion la plus suspecte, m'annonçait être possédée. Les signes, evidents pour elle, étaient assez curieux. Elle ressentait des bouffées de chaleur, entendait des voix, des bourdonnements et des bruits insolites, tout cela doublé d'une insomnie chronique, qui s'accompagnait de picotements. Sa requête était bien que je la délivré, après le cuisant echec de la série de prières organisée chez elle à l'initiative de l'ancien d'église et de quelques membres zélés.

Après l'avoir attentivement écoutée, j'ai consulté un psychiatre, qui m'invita à l'encourager à venir le voir. Quelques jours plus tard, notre sœur était gaie et détendue, louant l'enseigner pour sa bonté! Que s'était-il passé? Le médecin l'avait soignée pour une méchante ménopause. Sa possession s'arrêtait là!

Tous les cas ne sont pas semblables, mais, faut-il rappeler que tous ceux qui présentent des comportements étranges ou des signes incompréhensibles, ne sont pas tous possedés.

Dans la plupart des cas, une simple phrase dite avec autorité spirituelle à suffi pour mettre en déroute les démons, (actes 16:18-18), pour d'autres une prière à fait l'affaire, et dans les cas plus difficiles, le jeûne s'imposait. Il suffit de relire les nombreux recits rapportés, par les évangélistes et les apôtres pour réaliser, la différence entre le ministère de la délivrance tel que certains le conçoivent et l'exercice confiant de la puissance de l'Esprit Saint, utilisant des individus dont l'humilité est exemplaire.
De manière surprenante, certains collègues brandissent leur bouteille d'huile, et pratiquent sur des possédés ou pseudo possède, une onction, généralement réservée aux malades, (Jacques 5:14). Existe t-il une différence entre possession et maladie? Certainement, sans quoi, il faudrait prendre des bains d'huile quotidiennement, lorsqu'on se sentirait en proie aux démons, devant un bol de chocolat chaud, une irrésistible attraction devant une affiche de cinéma etc.

Mais, que savons nous de l'onction? Tout d'abord, ce rite, fréquentbdans l'Ancien Testament est peu cité dans le nouveau, ou plus exactement, ne semble pas avoir la même signification sinon la même utilisation... À suivre

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 16:58

Ces trois mots dont la terminaison semble rimer à merveille, provoquent une réaction assez incommode, si on les appliquent au pastorat de l'Eglise Adventiste, particulièrement aux Antilles-Guyane, en Haïti et en Afrique. Depuis mon enfance, j'ai toujours été fasciné par les récits de chasse aux démons, dans les cas de possession rapportés par les anciens.

Quand il ne s'agissait pas de signes très spectaculaires, comme des pierres tombant sur les toits, ou des apparitions accessibles à certains et invisibles pour d'autres, suivis de prières faites par des membres de l'église avec en tête, pasteurs et anciens, il était assez souvent question de récits publiés dans les journaux, sur les derniers exploits de l'homme au bâton, la main noire ou quelque "volant" communément appelé "soucougnan", en terre guadeloupéenne.

De mémoire d'enfant adventiste, toujours émerveillé par les prouesses de nos aînés qui prenaient plaisir à expliquer en détails, les conversations insolites avec tel ou tel esprit incarné par un frère, une soeur ou un voisin bien connu, j'écoutais, non sans une certaine frayeur, en m'imaginant au coeur de l'action, anticipant les gestes qui devenaient à mes yeux de véritables rituels tant ils étaient communs et familiers.

Je ne me souviens pas avoir entendu parler d'onction dans ces cas là, ni des formules qui selon les dires seraient utilisés par certains de nos pasteurs qui pratiquent, assez fréquemment tant chez des membres de la communauté, qu'à l'extérieur, des "exorcismes" d'un nouveau genre. Pourtant ces nouvelles pratiques, ne semblent pas supportées par la Bible, ni l'Esprit de prophétie, qui au contraire découragent toute tentative de frayer avec l'ennemi dans des circonstances troubles, comme celles qui alimentent les rumeurs, ces derniers temps.

Depuis l'avènement des camp-meetings, les onctions d'huile, pratiquées par les anciens d'église, des pasteurs et certains laïcs, souvent prayer warriors (guerriers de prière), se font plus fréquentes. Du reste, le nombre de "possédésé au sein de la communauté, connue pour être libératrice dans ces domaines, a sensiblement augmenté. C'est à croire que les démoniaques étaiet là, en latence, et qu'il suffisait de les oindre pour qu'ils se manifestent.

Je me souviens d'une fois où je priais spécialement lors d'une série de conférences, quand j'ai repéré dans le groupe, une soeur assez agée, qui tremblait de façon inquiétante. Après avoir demandé qu'on s'occupe d'elle, je me suis enquis de son état de santé, antérieur à l'évènement qui préoccupait les anciens et tous ceux qui s'affairaient autour d'elle et qui n'avaient qu'un seul mot à la bouche: "possédée", je découvris deux faits importants. Elle avait participé à une séance de délivrance lors du dernier camp - meeting, où des libérateurs forcenés, chevauchaient brutalement les "possédés", suite à une onction pratiquée par les anciens, qui avaient été soigneusement instruits par le prédicateur, un laïc de renommée international, d'une part et qu'elle était en même temps, habitée par la diabète, l'hypertension et des troubles psychiques passagers.

Ce qui était assez surprenant, c'est qu'elle était totalement tranquille assise à la même place durant toute la série de conférence, mais, il suffisait de lui annoncer qu'il y avait une prière spéciale pour réveiller ses "démons". Ce genre de cas n'est pas rare, car, l'émotion suscitée par l'ambiance très suggestive installée, par les chants, les cris de l'orateur, les déambulation des guerriers de prière faisant le tour des église durant le prêche ou les allusions à la présence des démons, dans la vie quoidienne, participe de cette conviction de la possession continue dès lors qu'on s'écarte du droit chemin, ne serait-ce que quelques secondes.

Mais, les questions fondamentales, restent les mêmes.Comment un pasteur adventiste doit-il aborder le problème de la possession? L'exorcisme a t-elle une base biblique? Est-ce que l'onction a sa place dans cette pratique? Les réponses à ces questions seront abordées dans un prochain article. ....A suivre.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:50

Pétitions... ou répétitions !

Guy. F. ROGER - 13 Septembre 2011

 

Le 10 août 2011 j’étais à Paris quand j’ai reçu un message, bouleversant et triste. Le décès du pasteur Yohann Van Bignot. Ce genre de nouvelle vous surprend toujours, surtout lorsque vous en ignorez les circonstances. Je connaissais le pasteur et en apparence, rien ne laissait présager une fin aussi rapide. Je veux profiter de cette opportunité pour me recueillir sur sa mémoire. Mais l’effet de surprise passé, une foule de souvenirs, liés à l’individu sont montés à mon esprit.

 

Je n’ai pu m’empêcher de replonger dans un passé assez proche où, sa nomination au poste de président de l’Union des Antilles et Guyane Françaises, avait fait grand bruit en Martinique, alors que cette nouvelle avait laissé les frères de Guadeloupe et de Guyane, dans l’indifférence quasi générale. L’individu n’était pas très connu, sauf des administrateurs de l’époque qui avaient souhaité l’avoir à Saint-Martin pour assurer la conduite du district. Cette tentative avait échoué, parce que l’Union Haïtienne, ne tenait pas à le laisser partir tant il était efficace à la tête d’ADRA Haïti. C’était du moins le motif avancé pour le retenir dans l’île dénommée « La perle des Antilles ».

 

En 1996, désormais célèbre, par le lancement en octobre, du vaste programme d’évangélisation par Satellite baptisé « Net 96 », ouvert par Mark Finley, l’histoire retiendra cette levée de bouclier du corps pastoral de la Fédération de la Martinique, contre la nomination de ce pasteur à la présidence de l’UAGF. Une autre histoire de pétition ! Eh oui ! Car il semble désormais acquis que la pétition est l’une des caractéristiques de ce corps d’ouvriers, dont l’identité se confond avec syndicat, rébellion et grève. Ces trois expressions ne sont pas de mon cru, puisqu’elles ont été employées par la direction de la DIA (Division Inter Américaine), à moult reprises entre 1998 et 2004. Cette tendance grégaire, se manifeste inexorablement lorsque le courage individuel fait défaut. Certains y trouvant leur force et leur identité. Ce fut d’ailleurs le cas lors de la nomination hautement contestée du pasteur Julien Régis à la présidence de la Fédération en Novembre 1998. Que s’était-il passé en 1996 ? C’était à Costa Rica, lieu choisi par la Conférence Générale pour son « Annual Council » (Comité de fin d’année). Le pasteur Antoine Oculi, de regrettée mémoire, avait annoncé son départ à la retraite pour le 31 Décembre, et les administrateurs de la DIA, particulièrement le président, étaient en démarches pour lui trouver un remplaçant. Ce n’était apparemment facile, car, plusieurs problèmes se posaient. Selon les dires, le corps d’ouvriers de cette Union, posait quelques soucis, aujourd’hui mieux connus, qui semblaient refroidir la DIA, à l’idée de poursuivre la tentative initiée avec l’ancien secrétaire de l’Union Franco-Haïtienne. Ainsi, la solution envisagée était de faire venir de l’extérieur, quelqu’un qui jouerait le rôle de sparring partner , en attendant que « les pasteurs antillais se forment et murissent davantage » sic. Je ne sais d’où venait cette idée, mais elle semblait bien ancrée dans la tête de bon nombre d’Inter Américains. Quelques jours avant la fin du comité de la CG, lors d’une promenade crépusculaire, j’ai été abordé, par le « chef », sur un possible remplacement de notre président. Cette conversation restera à jamais gravée dans ma mémoire, tant elle renfermait de jalons qui par la suite, marqueront mon parcours à la tête de l'exécutif de l’UAGF de 1997 à 2004.

 

De toute évidence, l’intention était de nommer Van Bignot, mais, toutes les garanties de ne pas le faire étaient avancées comme un somnifère, pour endormir notre vigilance. Les candidats potentiels à l’époque, étaient Max Laurent, Jean-Baptiste Hirep, Alain Cidolit, Angerville Alain. L’hypothèse de faire appel à un étranger, était soigneusement reléguée au second plan dans la catégorie des impossibilités stratégiques, tant la volonté affichée de la DIA était de responsabiliser les ouvriers de l’UAGF. Tout au moins c’est ce qui semblait le plus logique. Mais, la réalité se révèlera toute autre. Le comité de fin d’année de la DIA avait été placé le lendemain de celui de la CG, dans le même hôtel. C’est donc sans grande transition que ses travaux ont commencé. Au menu, nomination. Cette activité s’est donc mise en place après le repas de midi, et a duré toute l’après midi. Le trésorier de l’UAGF de l’époque, le pasteur Alain Cidolit en était membre, et avait été invité à quitter la salle pour faciliter les délibérations sur son nom. Au retour, la surprise était de taille. Du reste ce vote fera date dans les annales de la DIA, car il avait donné lieu à une passe d’armes assez virulente entre certains présidents d’Union et l’administration de la DIA. Contre toute attente, c’est sur le nom de Yohann Van Bignot que l’assemblée était invitée à voter et non à bulletin secret sur une liste, comme on le fait généralement. Le compte des voix était plus que litigieux, les contre semblaient l’avoir emportés, quand soudain, le secrétaire général de la DIA, annonça le contraire. Cette délibération avait soulevé un tollé, dont certains s’en souviennent encore. Quelques jours plus tard c’était au tour des « pétitionnaires » de la Martinique d’entrer en action. Ce fait est intéressant, car il montre la constante dans les réactions de ce groupe d’individus, qui finalement ne fait que reproduire de façon quasi génétique l’attitude des pères fondateurs de la fédération.

Déjà du temps de l’UFH, (Union Franco-Haïtienne), les tendances séparatistes, se manifestaient par des pétitions, mais davantage par des laïcs, soutenus par certains pasteurs, dont pour la plupart il ne reste que la mémoire, mais la pétition comme arme et comme moyen de pression du corps d’ouvrier sera plus souvent utilisée à partir de 1996. Les raisons évoquées étaient à la fois normales pour certaines, vu le contexte de l’époque, et inadmissibles pour d’autres, tant elles transpiraient l’intolérance. Bien plus elles exprimaient, l’ambition de certains, masquée par la voix du groupe. Le leader de l’époque, s’avèrera être le même en 1998, contre la nomination de JR. Je ne crois pas devoir m’attarder sur les détails de cette affaire, car elle véhicule trop de frustrations pour la famille éplorée. Par contre, elle ouvre la voie à une analyse judicieuse sur les comportements des uns et des autres, et à tous les niveaux. Face à la grogne, l’administration de l’UAGF d'alors était restée ferme et sans compromis.

 

Contrairement aux évènements de 2009 où en plus de s’associer à la pétition, l’administration s’est rendue complice, en servant de facteur, à un groupe de 17syndicalistes pastoraux, ayant décidé de façon mensongère d’avoir ma peau. A leur tête, comme par tradition, le secrétaire de l’association pastorale, aujourd’hui secrétaire de Fédération, on peut maintenant comprendre, son zèle, puisque tout ceci se déroulait sur fond d’assemblée générale, donc en campagne électorale. Le groupe qui s’était manifesté en 1996, avait pris ses initiative sans rechercher l’aval, ni la collaboration de l’administration de l’Union. Il était clair, que le souci de cette administration était de maintenir la cohésion de ses champs, et, c’est dans cette optique que des actions avaient été développées, aboutissant au maintient du pasteur Oculi à son poste jusqu’en mars 1997, date de la transition surprise. Ceci fera l’objet d’une autre analyse, mais, si 1996, demeure une date historique, c’est parce que c’est le début d’une nouvelle ère. L’ère de la pétition pastorale en tant que moyen de pression.

 

En novembre 1998, lors du comité de la DIA à Antigue, un fax d’une longueur impressionnante, parvenait à l’hôtel où se tenaient les réunions. A l’époque, j’étais le président de l’Union, héritant de la situation, plutôt mal gérée par la DIA. Mon premier réflexe après avoir constaté qu’environ 17 ouvriers pastoraux, dont certains sont encore très actifs et bien placés, s’étaient réunis pour faire entendre une voix contraire à celle du comité de la fédération, en rejoignant environ 21 ou 23 membres du corps enseignant, dont la diffusion serait intéressante, pour montrer le caractère versatile de certains individus, qui à l’époque n’avaient pas hésité à se liguer contre la nomination de celui qui deviendra ensuite leur « gourou ». Certains d’entre eux, deviendront même ses directeurs de campagne dans leurs églises et ardents agitateurs, dans les cercles de combattants de prière, commués en comité de soutien, « spirituel », ayant à leur tête, le bouillant et non moins pasteur menteur, « LT ». La lecture de ce fax, partagée avec le président de la Conférence Générale, de la DIA et du secrétaire-trésorier de l’UAGF, avait pour but de définir une conduite commune, en vérifiant la conformité des actes du comité de la Fédération avec les statuts de cette dernière, qui prévoyaient entre autres, que la vacance de la présidence, ne donnait pas automatiquement lieu à la convocation d’une assemblée générale, comme le préconisait le fax regroupant les différentes pétitions. De plus, il était convenu lors de cet entretien, que le mieux était de recevoir les pétitionnaires en présence de l’intéressé, qui lors d’un entretien préliminaire, à notre retour en 972, avait préféré rester en retrait. Nous nous étions donc engagés à lui faire un rapport exact des entretiens, ce qui a donné lieu à un compte rendu écrit dont la copie avait été examinée par le comité de la Fédération, et dont je délivrerai bientôt une copie, attestant de la véracité des faits. Du reste nous nous étions acquittés fidèlement de cette tâche, non comme cette récente fourberie orchestrée par ce dirigeant feignant la transparence, soi disant par amitié, mais jouant lui-même au facteur, peut-être dans l’espoir de se faire un nom à défaut de réussir à faire un exemple. De toute façon la félonie n’ouvre pas les portes du paradis, et elle ferme en même temps les portes du cœur.

 

2009, c’est le retour réflexe à ce qui a été institutionnalisé, par la « Charte du pasteur adventiste », de la Martinique, induite par un autre, et illustre secrétaire d’association pastorale, manipulateur patenté et connu plus communément comme « la plume et la conscience » de la Fédération. Cette nouvelle forme d’expression, est pour le moins regrettable, car elle fédère, les sans voix, les sans courage, les sans personnalité, et même les sans idée, pour ne pas dire les sans opinion propre. Certains d’entre eux s’y sont trouvés sans même savoir ou comprendre l’objet de la revendication. Du reste, quelques temps après, ils écrivaient des lettres d’allégeances à l’intéressé visé, peut-être réalisant dans un sursaut de lucidité, à quel point ils pouvaient mettre en péril leur « pain », qu’ils défendent bec et ongles, et ce par tous les moyens. Le plus ridicule de l’histoire c’est de voir leur pseudo soumission et leurs hypocrite sourires de pharisiens démasqués, quand ils vous rencontrent, feignant tout ignorer de la fronde à laquelle ils ont, peut-être inconsciemment participé. C’est à croire qu’ils ont été drogués pour faire de la figuration, à la solde d’un mentor, menteur et perfide. Décidément le mois d’octobre est le mois des pétitions dans ce champ, puisqu’en octobre 2003, un collectif de laïcs « amoureux » de l’œuvre, écrivent cette fois à la Conférence Générale, pour demander le règlement du conflit qu’ils ont alimenté par un chauvinisme communautaire, aveuglés par les limites de leur île, et animés d’un fort penchant pour l’exclusivisme. Cette démarche était ensuite suivie d’une contre pétition venant d’un autre groupe de laïcs, ceux-là assoiffés de justice et de vérité.

 

Que penser finalement de tout cela ? Pas grand-chose de brillant, en tout cas rien de bien sérieux ! Des membres partisans, agacés de ne pas pouvoir donner libre cours à leur fureur assassine, des pasteurs, sans vocation, remplis par l’ambition, lâches et traitres, obligés de se mouvoir en meute pour mieux se faire entendre, et déchirer sans remord, ni culpabilité, les proies qu’ils choisissent au gré de leurs impressions. Sans compter que leur courrier récent, qui sera lui aussi diffusé, est truffé d’inexactitudes volontairement agencées pour produire un alibi crédible, à la méchanceté, d’un chef sans envergure, ambitieux et paresseux. Un dirigeant plein de lui-même, fourbe et ombrageux, jouant au sauveur, au transparent, au facteur, au censeur, et au Super « M ». Ecoutez attentivement les membres parler de lui, et vous comprendrez que super M, ne correspond pas à Super Man, mais à « Super Menteur ». Il faut de toute façon beaucoup de courage pour tuer un animal, apparemment, il en faut beaucoup moins pour tuer un homme. Il en faut peut-être davantage pour aimer! Mais est-ce bien nouveau ?

 

Cette pratique existait déjà dans les temps bibliques. On se souviendra de la pétition de Marie et Aaron contre leur petit frère, Moïse, qui s’était soldée par la lèpre de la sœur aînée. Le complot ourdit par ses frères pour faire mourir Joseph, l’assassinat des frères d’Absalom, entouré de tous ceux qui étaient contre son père. Mais le plus célèbre des cas est la pétition des chefs pharisiens contre Jésus lui-même, réclamant son lynchage. Il y a tout de même une leçon à tirer de l’histoire c’est qu’elle se répète. Les formes sont différentes, mais les mobiles sont les mêmes. La jalousie, l’envie, la médisance la calomnie, ainsi que la haine et l’hypocrisie, sont de la même fratrie. Mais dans tout cela, c’est la vérité qui triomphe ! C’est à croire que c’est une histoire de répétition !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 12:24
Histoires de pardon Guy. F. ROGER 24 Mai 2011 Aujourd'hui, l'actualité résonne aux sons des bazookas, missiles, attaques en tous genres, et aux mots "pardon", et "réconciliation". Il est normal de se demander ce qu'il y a de compatible entre ces situations, quand à un moment, après s'être tiré dessus, haï, vilipendé, tout d'un coup le pardon et la réconciliation s'enclenchent. Récemment, le Hamas et le Fatah, ont décidé de se réconcilier pour parvenir à atteindre un objectif commun, à savoir la création d'un état palestinien. Cette nouvelle a réjoui le monde entier, et l'initiative encouragée par toutes les instances internationales, intéressées par un règlement définitif de ce conflit. Pourtant, il y a des réticents, voire des opposants. Les Israéliens, qui ne cessent de parler du processus de paix, opposent une fin non recevoir si le Hamas et le Fatah s'entendent. Qui ne voudrait pas voir les palestiniens s'entendre entre eux! La réunification de l'Allemegne en 1989-1990 a créé une onde de choc dans tous les esprits haineux. On serait heureux de voir les deux Corées former un seul peuple. L'exemple Irlandais est encore frais et il y en a bien d'autres. La fin de l'apartheid a été obtenue au prix de bien des vies. L'exemple du grand Nelson Mandela est encore poignant. Ghandi, apôtre de la non violence nous enseigne l’art de la négociation en tendant la main à l’oppresseur, tout en gardant à l’esprit la maîtrise des intérêts du peuple indien. Les exemples fourmillent dans l’histoire et les traités de paix débutent bien par une initiative, d’une des parties belligérantes. Le grand Maître en la matière est le Christ ! C’est lui qui enseigne et donne le ton. Quand il prononce cette ultime prière sur la croix, Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » « Lu 23:34, il ne négocie pas le pardon avec ses détracteurs, il englobe tous ceux qui de près ou de loin ont participé à son lynchage, y compris, les pharisiens qu’il avait dénoncés, les vendeurs qu’il avait chassés, Judas qui l’avait trahi, Pierre qui l’avait renié, et les autres disciples, sauf Jean qui l’avaient honteusement abandonnés. Pourtant il avait passé des journées fatigantes, des nuits angoissantes, il dut fuir les complots ourdis contre lui, et sans se départir de son objectif suprême, accepter sans résister d’être jugé et condamné sans se défendre. Comment interpréter ce geste ultime, le dernier miracle, lors qu’il recolle l’oreille d’un soldat venu pour l’arrêter, sachant par avance, que ce geste de mansuétude et de compassion, ne lui éviterait pas la mort ignominieuse qu’il a connue ? Je me suis souvent demandé, ce que je ferais à ce moment. Pierre était en légitime défense, et n’était-ce sa maladresse, c’est la tête de Malchus que Jésus devrait remettre en place. Seul l’esprit de vengeance, au service d’une haine fondée sur le fameux principe, « œil pour œil et dent pour dent », peut entériner le mal réciproque et les torts mutuels orchestrés pour détruire en toute légitimité. Mais la victime des victimes, a passé trois ans et demi à enseigner et démontrer ce qu’il faut faire : « Vous avez appris qu’il a été dit : oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. » Matthieu 5 :38 – 48 et 6 :1 « Aimez vos ennemis ! » J’avoue que c’est le stade suprême de la vie chrétienne. A l’annonce de la mort de Bin Laden, il était difficile de se retenir pour ne pas exprimer, de la satisfaction, pour certains, pour d’autres de la joie, un ouf de soulagement, tant la nouvelle était à la mesure de l’angoisse et la terreur que génère le simple nom d’Al Quaida. Pourtant, au lieu de se réjouir, le chrétien devrait plutôt pleurer sa mort. Quel paradoxe ! Il faut une bonne dose d’abnégation et de compassion, pour regarder ses ennemis sans haine, ni désir de vengeance et subir dans le mutisme le plus complet, toutes les humiliations, rompant ce sinistre silence de temps en temps pour acquiescer quand la pertinence du propos était en accord avec la réalité. Depuis les évènements de juillet 2009, ma conscience a été éveillée au pardon, non comme une solution de me maintenir au contact de l’église, pour répondre à certains détracteurs, ni pour « sauver » ma carrière, car elle ne dépend ni des anciens présidents de la Fédération, ni du président de l’UAGF, ni même de la Division Inter-Américaine ou autre instance souvent citées. Ma carrière dépend de celui qui m’a appelé. Je n’ai reçu aucune injonction, car je n’ai écouté ni la chair ni le sang. Je m’étais égaré dans les méandres de la colère, et j’ai pété les plombs. Mais le calme qui m’anime après ces années de tempête, se nourrit de la Parole même de Dieu. Et je veux le clamer tout haut. Comme je l’ai dit précédemment, l’offense a été publique et la réparation doit l’être aussi. J’ai récemment lu, que Jésus n’est pas allé s’excuser auprès des pharisiens, qu’il n’a pas négocié son pardon. Avec le même sourire, je réponds à tous ceux là que le pardon s’offre. Il ne se marchande pas. Les pharisiens, ni même les soldats, qui exécutaient la sentence, le sanhédrin qui l’avait livré, et Pilate qui s’était lavé les mains, ne s’étaient excusés, mais Jésus a plaidé en leur faveur. C’est lui-même qui a enseigné à ses disciples, en utilisant un langage d’une limpide simplicité : « pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons ceux qui nous ont offensés ». Matthieu 6 :12. L’adverbe « comme » est gênant et c’est lui qui gêne, car il appelle la réciprocité et dans ce domaine, il exclut tout réminiscence. Le pardon doit être net ! Mais le principal problème est ailleurs, car, dire qu’on met à disposition son pardon et faire ce que cela implique, c’est bien autre chose. La question est brûlante. Quelle stratégie pour le pardon et la réconciliation. Pour utiliser un langage plus familier da ns les milieux diplomatiques, comment induire le « processus de paix », quand on reconnait une situation conflictuelle. Qui est en position de force ou en situation de faiblesse ? L’offenseur ou l’offensé ? Feu Jean-Paul en a donné une belle démonstration. Rencontrer son agresseur, car, il a eu la chance d’être en vie, pour lui offrir son pardon à la face d’un monde médusé. Avait-il un pistolet sous la soutane, au cas où ? Pourquoi lui a-t-il chuchoté à l’oreille des mots qu’ils ont tous les deux emporté dans le silence de la tombe. Se souvient-on de cette image forte, de ces deux hommes que tout opposait, tête contre tête, épaule contre épaule, se parlant dans une intimité insolente pour ceux qui, ne pensent qu’à salir, invectiver, humilier et dénoncer. Où est la cohérence de cet acte d’un autre temps ? J’aimerais offrir à mes lecteurs, un exemple confondant pour moi, mais ô combien riche en enseignements. En Genèse 27 : 41 on peut lire ce terrible verset, « Esaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Esaü disait en son cœur : Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère. » Que s’était-il passé ? Se pouvait-il que dans une famille, un tel drame puisse prendre place ? ….. ( A suivre)

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 02:46

P5290051Je me demande ce qu'il y a sous les braises. Je viens de lire un article sur le blog de Joël Valleray, intitulé: "Confessions d'un pasteur adventiste sur la dérive sectaire".

J'étais assez surpris de la tonalité de cet article, car franchement, il serésumait à quatre lignes seulement, en dehors de l'introduction. Le corps de l'article n'était qu'une reprise sélective de certaines parties de mon propos écrit. Inviter à le lire eut été plus simple et plus cohérent, car je me suis demandé ce que renfermait ce compte rendu.

Pourtant connaissant l'auteur, je sais qu'il y a toujours anguille sous roche, puisque dans un article précédent, j'étais exhorté à revoir ma théologie du pardon, comme si reprendre les paroles de Jésus ou tenter d'appliquer ses conseils était devenu suspect et me rendait plus vulnérable à la méchanceté  des uns et des autres.

Pourquoi toute cette agitation autour de quelques paroles, venues de celui qui a "pété les plombs", qui devrait faire une cure de silence, devenu incohérent, par sa volonté de rester humain?

Pourquoi chaque fois qu'il est fait mention de moi, faut-il préciser, que j'étais le président de l'UAGF et actuellement dans le Sahel? Est-ce pour donner ma position à un commando destructeur en vue de mieux me localiser, ou pour bien stigmatiser ma dérive psychologique? Pourquoi mes propos sont-ils cités à tout va? Seraient-ils à ce point incohérents, et dans ce cas pourquoi les reprendre?

Tout ceci n'est pas clair. D'ailleurs, je constate que toutes mes autres réflexions ne sont que très peu commentées alors qu'elles pourraient ouvrir un vrai débat, un véritable échange d'idées. Non! Loin de là! L'intérêt est focalisé sur tout ce qui touche à la personne ou aux affaires voisines ou proches en relation avec l'auteur de l'article en question.

C'est symptomatique d'une activité sous jacente qui m'interpelle et alerte mes sens, sur des probables rebondissements.

L'interrogation récurrente de Paul Clairicia qui semble feindre de ne pas comprendre ma démarche en la travestissant, ne me dit rien qui vaille.

Pourtant, mon propos est simpleet direct. j'ai tourné la page!

Mais pour ceux qui s'interrogent sincèrement, je les renvoie aux paroles du Christ sur la croix à qui personne n'avait demandé pardon. Plus encore, Paul nous rappelle que Dieu était en Christ réconciliant le monde avec lui même, sans attendre aucune démarche de l'homme, mais l'invitant à se repentir pour s'approprier un pardon gratuit et pourtant si cher.

Qu'est-ce donc qui suscite tant d'agitation et de gesticulation? certainement pas ma personne, qui n'a jamais attiré quiconque. C'est je crois, plutôt le vide que provoque mon retrait du "combat", et le risque, de ne plus avoir de grain nouveau à moudre, pour alimenter la machine à haïr. Car je ne suis pas dupe. Le soin qui est mis à me citer, n'est autrement justifié que par la volonté d'avoir un paravent pour tirer à bout portant. Je ne crois pas un instant à ma pseudo crédibilité, sans quoi, je ne serais pas au centre des critiques, mais plutôt traité en partenaire.

Du reste le titre de mon prochain article: "J'ai tué un Egyptien" aidera à mettre en lumière les vraies motivations de certains.

Mais attendons encoreun peu. Le brouillard se dissipe. Du reste on pourrait se poser d'autres questions plus intéressantes, comme pourquoi le petit frère hait-il tant les pasteurs et l'église, alors que ses deux aînés en ont été les ardents et mêmes dignes représentants? Pourquoi après avoir été étudiant en théologie, puis stagaire pastoral, dénigre t-il tant ce corps dans lequel il voulait entrer?

A t-on seulement un jour pensé, qu'il pourrait faire carrière dans ce corps et cette église et consommer comme tout le monde, ces dîmes aujourd'hui si décriées? Tout cela sent le souffre ou les oeufs pourris, car finalement, un tel déferlement de critique et de haine ne se justifie pas.

Le temps viendra où, je révèlerai, toutes les démarches effectuées pour trouver un champ d'accueil à mon ami, qui aujourd'hui semble oublier avec quelle énergie il s'est battu pour rester.

Je trouve aujourd'hui, l'atmosphère un peu irrespirable, car elle se pollue de trop d'inexactitudes, et le lecteur s'y perd, car ce qu'il faut comprendre est soigneusement dissimulé par des attaques qui font diversion.

Les vrais sujets, ne sont pas apparents. Que veut-on cacher?

Si c'était la vérité, alors, un jour elle éclatera, comme la petite pierre de Daniel 2, sans le secours d'aucune main.!

Qu'y a til sous les braises? Un jour on le saura. Pour l'instant, je savoure ma popularité, car bien involontairement, dans ce "déba"t, c'est bien de moi qu'il s'agit. Pour combien de temps encore?

Bientôt: "J'ai tué un Egyptien!"

 

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