Lundi 20 octobre 1 20 /10 /Oct 11:07
La tradition musicale protestante constitue un patrimoine commun à toutes les confessions religieuses ou presque. Il n'est pas rare de retrouver certains airs dans la liturgie de certains groupes, au point d'entretenir le sentiment qu'on aurait été espionné. Un bref retour historique nous montre que c'est bien le contraire.
L'Eglise Adventiste a largement puise dans le répertoire commun aux églises protestantes, et a ajusté son hymnologie en fonction de ses projets d'évangélisation.

La Réforme Protestante a été confrontee à un dilemme résumé dans la position des deux grands réformateurs que sont Martin Luther et Jean Calvin. Ces deux penseurs majeurs de la Réforme, se sont affrontés sur la liturgie. Luther, musicien, grand flûtiste et compositeur de plus de mille cantiques, dont le plus célèbre, ". C'est un rempart", avait le souci d'une évangélisation facile, rapide et accessible à tous. Sa théorie pour former une liturgie adaptée consistait à prendre des airs communs, folkloriques, très connus, auxquels il suffirait d'ajouter des paroles bibliques, afin d'en faciliter l'usage. C'est ce qui explique la présence de nombreux airs séculiers dans certains recueils. Ces airs sont chantés religieusement et avec âme sans se soucier de leur origine profane.

Calvin se tenait à l'opposé de cette tendance. Il préconisait davantage la création destinee au culte et préférait se passer de musique dans sa liturgie si elle n'avait pas été composee a cet effet. Sa priorité et tait la Parole, ce qui justifie la longueur des sermons. L'usage d'instruments de musique pour accompagner l'assemblée se limitait à l'orgue, le piano à cette époque etait assimilé aux instruments diaboliques, à cause de son usage dans les cabarets.

On peut mieux comprendre pourquoi dans l'église Adventiste certains ne regardent que dans le rétroviseur. Pourtant, nombreux sont ceux qui ignorent aujourd'hui qu'elle a été la démarche de l'église adventiste francophone pour se constituer un hymnaire, que certains pensent de culture adventiste. Il suffit de jeter un œil sur le celebre et bon recueil "Hymnes et Louanges", pour se rendre compte que ces hymnes n'ont rien d'Aventiste, ni dans la composition, ni dans le style, puisque la plupart des œuvres sont d'origine profane et folklorique. Rare sont les cantiques d'origine purement protestante, mais un un n'est de compositeur adventiste.

Comme au moment de la Réforme, l'Eglise adventiste en 1863, etait confrontée à un problème identitaire, et son désir de démarcation s'est exprimé comme toute église naissante, dans sa liturgie, inspirée par tous les courants qui la traversait à l'origine. N'oublions pas que majoritairement, les pionniers étaient d'obédience Baptiste et Méthodiste. Leur "culture" musicale en matière de liturgie se fondait largement sur le psautier de Genève, l'unique recueil d'inspiration protestante, dont la plupart des airs se trouvent dans le " Church Hymnal" très repandu dans la communauté adventiste anglophone, ce qui explique son utilisation dans la plupart des pays du monde où l'anglais est parlé.

Du reste, les anglophones sont tout autant surpris d'entendre les francophones chanter certains airs communs aux deux communautés, et ne manquent pas de reconnaître que les deux hymnaires sont très differents, car nombreux sont les airs spécifiques aux deux. Pour ceux qui ont eu en main ces deux recueils, " Hymnes et Louanges" et " Churchill Hymnal", ils observeront que le recueil francophone est truffé d'airs de composition classique et baroque tirés du répertoire profane, alors que la proportion est bien plus faible dans le recueil anglophone. C'est pourquoi, il est difficile, voire insensé de vouloir créer a partir d'une seule source une culture adventiste qui en fait devrait être la somme de plusieurs composantes pratiquement impossibles à unifier.
Une autre observation, peu évidente pour ceux qui restent figés geographiquement, mais qui saute aux yeux chaque fois qu'on dépasse son propre horizon, c'est de découvrir qu'à côté de chaque recueil de chant "officiel", il y a une activité grandissante de compositions tant en langues locales, que dans le style musical ambiant. Ceci dénote d'une volonté de s'identifier clairement, dans un refus de la mondialisation qui tend à gommer les légitimes spécificités.

Parler de culture adventiste sans tenir compte de la variété des cultures qui composent l'adventisme, par le simple fait que l'église adventiste, longtemps américaine est désormais mondile et majoritairement tiers-mondiste, pour reprendre une expression surannée. Quand on sait que les deux tiers de la population adventiste, près de Dix neuf millions, se retrouve en Afrique, en Amérique centrale et du sud, et en Asie, il y a à parier que cela se fera sentir sur la liturgie. De plus, on sait que la majorité des membres en 2025 sera issue de ces zones et constitueront un groupe qui n'aura pas connu les traditions de l'église et formera une culture bien à elle. Cette culture nouvelle sera la nouvelle culture adventiste. Certains se remueront dans leur tombe comme c'est le cas qui dans les années soixante dix-quatre vingt, interdisient l'utilisation de la guitare électrique et ou de la batterie jazz à l'église aux Antilles-Guyane.

Quand je pense que tout le branle-bas observé dans certaines communautés, ne se justifie que par une volonté de combattre un instrument, il y a de quoi se poser la question sur la motivation de ces éducateurs. Aurait-on oublié que l'usage du créole dans les médias etait frappe d'interdiction et que ce n'est que récemment et de haute lutte que cette langue, commune a bien des régions est tolérée officiellement. On pourrait se poser la question qui tue, a quand des sermons en creole dans les églises antillaises, sans se voir regarde de travers ou frappé d'anathème? Car c'est une vraie question! Ceci permet de mieux comprendre les stigmates de la colonisation qui a dénaturé jusqu'à notre jugement sur nous mêmes.

Si on doit parler de culture guadeloupéenne par exemple, ne devrait on pas reconnaître qu'aujourd'hui la société guadeloupeenne dans sa composition est multiculturelle? Et ce constat est valable pour la Martinique, la Guyane, toute la caraïbe et dans tous les pays du monde. Devrais-je rappeler que la religion fait partie de l culture de tout peuple et que là où se trouve implantée l'église adventiste, elle devient une composante de la culture. Tout le probleme sera de définir plus ou moins clairement, ce qui constitue effectivement cette "culture adventiste" et comment elle s'exprime localement par rapport à un patrimoine de traditions globales.

Mais malgré tout deux grandes questions demeurent. Y aurait-il effectivement une ou des cultures adventistes?
Quel rôle devrait jouer l'église adventiste au sein de la société dont elle partage et forme la culture? (À suivre)

Œil de boeuf
Par Tamarin vert
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Dimanche 12 octobre 7 12 /10 /Oct 11:40
Très recemment, j'ai soulevé une petite vague de réflexion en parlant du bonheur. En effet, la peur d'être heureux engendre une frustration indescriptible. Nombreux ceux qui prétendent avoir peur d'être malheureux. A la réflexion nous le sommes tous naturellement. Même ceux qui jouissent d'un environnement enviable, qui n'ont pour leur quotidien aucun effort à faire pour satisfaire leurs besoins naturels et vitaux, ne sont pas heureux de leur superflus, puisque bien souvent, il leur manque l'essentiel.
Cet essentiel peut s'appeler "amour", "considération", "reconnaissance" ou tout simplement, "affection". En fait tout ce qui ne s'achète pas, mais que l'on ne mérite pas toujours, à cause des circonstances.

En lisant la Parole de Dieu, il y a des déclarations difficiles à concevoir, telles les paroles de Jésus.

"Luc 6:22Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l’homme! 23Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet, c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes."

En Matthieu 5, les premiers versets, le Maître donne un enseignement qui est à contre courant de toute philosophie connue, et très loin de l'épi curiste, qui préconisait une jouissance totale de l'instant présent.

"1A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. 2Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit:
3«Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient! 4Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés! 5Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre! 6Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! 7Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux! 8Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! 9Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! 10Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient! 11Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. 12Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés." Matthieu 5:1-12

Dans ce texte, bien connu et considèré comme l'un des plus grands prononcés par le Seigneur, la liste des situations qui devraient procurer du bonheur n'est pas longue, mais les situations qui l'engendrent ne sont pas du tout agréables.
Personne ne souhaiterait être persécuté, ni haï, ni insulté, même par procuration. Et pourtant, ce sont ces situations qui semblent procurer de la joie au chrétien, s'il a l'intelligence, ou le réflexe de considérer le résultat annoncé.
Seulement, on ne peut pas commencer par la fin! Il faut traverser le temps de souffrances sans en manquer un jour.

D'ailleurs, Paul, qui semble coutumier des épreuves, exhorte à la joie, tandis que Jacques les présente comme une source de satisfactions.
"2Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance. 4Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien." Jacques 1:2-4
Comment concilier joie, bonheur et souffrances. Le malaise s'installe quand on pense que tous ces textes sont un appel au masochisme, faisant passer Dieu pour un sadique. Mais il n'en est rien, car la réalité est tout autre. Le monde entier est sous la puissance du Malin, présenté comme un dragon en colère, par le prophète Jean confiné à Patmos, sur une île désertique où il manque de tout et souffre quotidiennement à cause de son âge avancé et de son environnement hostile. Toutefois, c'est dans ce contexte que Dieu lui montre en vision la fin de tout en guise de récompense.
Mais la question demeure. Qu'en est-il pour nous qui vivons dans ce monde menaçant? Est-il normal de se réjouir de ses souffrances, lorsque l'on manque du nécessaire?

Il est à noter qu'elle Seigneur mentionne que la joie qui accompagne ces difficultés doit être motivée par le fait que es traitements lui sont destinés. Il dit bien, " à cause de moi". C'est ce qu'il exprime clairement en Jean 17:13-15 "13Maintenant je vais vers toi et je dis ces paroles dans le monde afin qu’ils aient en eux ma joie, une joie complète. 14Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. 15Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal."

Le Seigneur prie pour que ses disciples cultivent et profite d'une joie parfaite au milie de l'hostilité, de la haine et des persécutions. Ainsi, le prix à payer pour accéder au Karma, serait d'endurer des épreuves en se réjouissant, et en les sublimant par la perspective de vivre un jour autre chose d'inconnu, mais de meilleur. Pour cela, il faut deux ingrédients bien rares et difficiles à cultiver, la patience et la persévérance.

La clé du problème serait donc là! Mais la route est longue et l'apprentissage ardu, seule la foi, pourrait conditionner un tel comportement!

Œil de bœuf!
Par Tamarin vert
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Samedi 27 septembre 6 27 /09 /Sep 23:17

Depuis le 18 décembre 2013, je suis au Sénégal, plus précisément résident à Dakar où se trouve le siège de la nouvelle Union Mission de l'Ouest du Sahel, composée de 6 pays, Le Sénégal, la Mauritanie, Les îles du Cap Vert, la Guinée Bissau, la Mali et la Gambie. L'ancienne Union du Sahel en comptait 11.

Ce changement de lieu de travail peut être diversement interprêté et durant cette semaine, plusieurs personnes faisaient référence à des problèmes me concernant, justifiant cette nouvelle affectation. C'est toujours amusant d'entendre des choses hors contexte, surtout quand il s'agit de personnes qui ne vous manifestent le plus souvent aucun interêt ordinairement.

Le projet de scinder l'Union du Sahel en deux, date de 1994. Projet bien antérieur à ma venue en Afrique de l'Ouest. L'Union du sahel composée des pays suivants: Sénégal, Togo, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger, Les ïles du Cap Vert, le Bénin, la Mauritanie, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire couvrait une superficie équivalente à celle de la communauté européenne. de plus elle abritait sept (7) des dix (10) pays les plus pauvres au monde.

L'intention de rapprocher l'administration des administrés et de réduire les coût généraux des opérations, s'est concrétisée en Novembre 2013. Ainsi par un vote de son comité, la Division Afrique de l'Ouest et du Centre (DAO) en anglais, WAD (West Central African Division), décidé de me nommer président d'une des deux Unions issue de la réorganisation, à savoir l'Union Mission de l'Ouest du Sahel. Après avoir passé neuf ans à la tête de l'UMS, ce changement s'avère plus que salutaire. Il est vrai que rester au Togo, ne me dérangeait pas et y terminer mon deuxième terme ne serait pas handicapant. Mais le Seigneur nous montre quotidiennement que c'est lui qui dirige nos vie et en prend soin.

Parfois, j'ai pensé que rentrer à la maison serait la meilleure des choses, mais avec le recul, je me demande parfois, si l'on n'est pas mieux ailleurs. Nul n'est prophète chez lui, pour paraphraser la parole biblique, mais parfois, le sentiment de sécurité que donne la maison du père est réellement enviable.

De nouveaux défis se dressent devant nous. lancer à partir de rien, une nouvelle entité, construire un nouvel environnement, en d'autres termes formatter une nouvelle Union. Le réel sentiment d'être un pionnier permet de transcender les carences, les frustrations et les obstacles inhérents au terrain. Etre choisi pour une telle tâche, loin de tout climat politique pour une possible réélection par"le peuple" comme s'en targuent certains, comme si Dieu se retirait des affaires dès lors qu'on jouissait d'un statut différent, vous donne du courage et vous permet de rester concentré sur la Mission.

C'est donc dans cette perspective que, malgré la menace terroriste, les risques de voir le virus Ebola envahir l'Afrique de l'Ouest et peut-être même le continent, nous envisageons de poursuivre notre ministère en terre de mission, avec zèle et joie, comptant sur la paix que donne le Seigneur.

En restant en communion de prière et confiant dans les promesses de Dieu nous nous abandonnons au Saint-esprit qui dispense toutes les grâces.

Oeil de Boeuf

Par Tamarin vert
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Samedi 27 septembre 6 27 /09 /Sep 22:34

Il y a de cela quelques années, j'assistais à un concert à Lomé au Togo, quand après avoir écouté des chants religieux de composition locales, un animateur s'est avancé et dit:"Nous avons bien entendu et apprécié nos chant d'ici, maintenant nous allons revenir à nos bon vieux cantiques adventistes!"

J'avais du mal à rester tranquillement assis, car cette formule était des plus choquantes. Bien que je comprenais ce qu'il voulait dire, je ne pouvais accepter une telle inculture. Au fait, ce qu'il voulait dire rejoint ce que j'entends un peu partout dans des milieux bien plus cultivés et qui traduit le même malaise.

Quelques temps après j'ai rencontré le frère en question. Son explication était plausible. Il exprimait avec desarroi, ce que je constate depuis bien longtemps. Le recueil auquel il faisait référence, les "Hymnes et Louanges" lui paraissant d'inspiration adventiste était devenu pour lui la référence. Cela m'a ramené des années en arrière, quand ce discours était récurrent, et j'avoue moi même l'avoir tenu par le passé avec la candeur que donne l'ignorance. Toutefois, il convient toujours de s'interroger sur les non dits ou plutoôt sur ce que cache le discours populaire, surtout s'il est drapé de sa légitimité dite officielle.

Le débat sur la "culture adventiste" est un abime sans fond. Chacun y va de sa compréhension et de ses "sources" quelques fois inexistantes ou douteuses. La grande question est de savoir ce qu'est la culture adventiste. Pour beaucoup c'est tout simplement, ne pas manger de viandes impures, ne pas porter des bijoux, éviter l'usage de tout cosmétique, ne pas consommer de boissons alcoolisées, aller à l'église plutôt bien vêtu le samedi matin, l'après midi assiter en toutes autres sortes de tenues à ses réunions diverses, etc... Bien entendu, la culture adventiste pour beaucoup, c'est de n'écouter que de la musique religieuse et ne pas danser en tout cas pas en public. Et c'est précisément là où le débat est le plus confus. Car dans bien des communautés, c'est l'usage du tam-tam et de la musique qu'il génère le gwo ka dans l'église qui pose problème.

Je suis sidéré d'entendre des frères et soeurs de tous âges poser la même question: "peut-on utiliser le tambour dans l'église?" En fait c'est une question maladroite, car, ceux qui y répondent par un "NON" catégorique, ont à l'esprit une réponse qui serait, pas dans l'église, mais dans les salles de concert, sur les CDs et dans les clips promotionnels. Finalement, on pourrait croire que c'est à la fois permis et interdit à la fois selon l'usage que l'on décide d'en faire.

Une réflexion plus profonde permet de déceler le véritable malaise et ouvre les yeux sur l'incohérence de certains propos. L'usage des percussions dans la musique y compris biblique ne semble faire aucun problème. En effet se référant à Ezéchiel 28:13, on découvre, pour certains avec stupeur, pour d'autres avec surprise, que c'est Dieu lui même qui a créé les instruments de musique mis au service de Lucifer le chérubin protecteur, notamment le tambourin, et par conséquent est l'inspirateur de la création musicale et en même temps de la fabrication des instruments. J'entends toujours la même remarque, "un tambourin est un petit tambour qui n'a rien de commun avec un tam-tam!". Mais la question est: "A quoi sert-il, et même à quoi pouvait-il bien servir au ciel et devant le trône?"

C'est peut-être là le noeud de tout le débat. Alors pour intégrer une sorte de d'intransigeance à l'égard de cet instrument "maudit" qu'est le Tam-Tam on use du même argument induit par Satan pour détruire le sabbat, on dit que la loi est tout simplement abolie. Ainsi il est facile de dire qu'en devenant adventiste on doit abandonner sa culture et adopter une culture dite "adventiste", et par conséquent supprimer tous les instruments et les musiques identifiant le guadeloupéen, l'antillais et même l'africain. cette démarche en fait touche toute culture qui serait non européenne ou occidentale, stigmatisée par le recueil populaire qu'est "Hymnes et Louanges".

Seulement on a oublié, que le recueil de cantiques "Hymnes et Louanges" véhicule une autre culture, pas forcément francaise, mais européenne. Des cantiques qui n'ont de religieux pour la plupart les paroles d'inspiration bibliques ajoutées à des airs composés pour des activités très éloignées de l'église et de son environnement. certains hymnes, sont régulièrement entendus à l'ouverture de matchs internationnaux, de foot de basket, de hand, de boxe et à la remise de prix, de médailles et de trophées. Bien plus, on les entend interprêtés par des fanfares militaires, ou tout simplement dans des concerts symphoniques ou classiques, dans des manifestations folkloriques, ce qui ajoute à la confusion sur leur ambivalente utilisation. Est-ce bien sérieux tout çà?

En tout cas, le risque d'égarement est bien réel, car ne pas avoir une claire définition de ce qu'est la culture adventiste laisse la porte ouverte à toutes sortes de dérives selon qu'on se trouve ici ou là. (à suivre)...

 

 

 

 

Par Tamarin vert
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Vendredi 26 septembre 5 26 /09 /Sep 13:49

Chers lecteurs,
Après plus de trois ans d'inactivité sur mon blog, je suis enfin de retour. La raison, c'est que je devais faire face à trois impératifs. Le premier, gérer cette sordide affaire d'arrestation du pasteur Monteiro à Lomé, détention qui a duré 22 mois. Nous rendons grâce et gloire à Dieu qu'il ait recouvré sa liberté le 12 janvier 2014.
Le deuxième, affecté d'un syndrome sévère du canal carpien à la main gauche, et d'un modéré à la main droite, j'ai subi deux opérations qui m'ont quelque peu handicapé momentanément, le temps de retrouver mes sensations.
Enfin, depuis décembre 2013, je n'habite plus à Lomé au Togo, mais à Dakar au Sénégal. En effet suite à la décision de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre de créer de nouvelles. Union, soit 4 nouvelles entités, issues de la réorganisation de l'union du Sahel, de l'Union d'Afrique. Centrale et des Unions du Ghana et du Nigeria, la DAO compte aujourd'hui 10 grandes Union, dont l'Union de l'Ouest du Sahel dont le siège est désormais à Dakar au Sénégal et dont j'assume la présidence.

Ces trois raisons ne m'ont pas laisse beaucoup de temps pour écrire, mais, rassurez-vous, je n'ai pas cessé de penser et même de beaucoup penser.

Qu'ai-je fait durant tout ce temps? Je me suis documenté, j'ai rencontré des gens, tous très intéressants, certains davantage que d'autres, j'ai observé, j'ai filmé pas mal de scènes dont je vous tiendrai au courant et j'ai avancé dans la collecte de données pour la rédaction dèmes projets de livres, sur les sujets annonces, à savoir, la musique en milieux religieux aux Antilles et en Afrique de l'Ouest, Dallas 972, la fameuse saga décrivant les turpitudes de. Certains dirigeants malfaisants et des dérives administratives conduisant l'église vers de sombres horizons, pour de basses considérations personnelles, de lutte de pouvoir. Un nouveau personnage fera son entrée dans la ronde, il s'agit de Heremel Henri, le tout puissant manitou qui a solution à tout, sauf... À suivre!

Comme vous le voyez, je n'ai pas perdu la boule et ma détermination est intacte. Par contre, j'ai plein de choses à partager avec vous, à condition que vous acceptiez d'en débattre sans arrière pensée, ni volonté et nuire à votre environnement.

Voilà! Dans quelques semaines, nous allons croiser les fers, pour le bonheur de certains et pour l'horreur chez certains, car le but de ce blog est de proposer une réflexion profonde sur des sujets qui interpellent.

Nouvelles.

Je suis actuellement en vacances en Guadeloupe, et je rencontre pas mal de gens qui m'interpellent sur ce qu'ils entendent parfois au détour de débats, ou de discussions privées. Quelqu'un m'a dit que dans son église, un jeune pasteur est venu dire publiquement que la batterie Jazz aperçue dans un coin de la chapelle, que c'était un instrument diabolique.

Peut-on, aujourd'hui au XXI ème siècle parler d'instruments en ces termes? Un instrument de musique, est une fabrication humaine, pour un usage déterminé par l'homme qui l'a fabriqué et l'usage qu'on en fait. Le piano forte qui trône aujourd'hui dans la plupart des églises adventistes à souvent été décrié et considéré comme un instrument diabolique par l'église catholique, qui a fait de l'orgue le roi des instruments. Doit-on rappeler que seuls les êtres humains peuvent être diaboliques. Les instruments de musique étant des médiums aux mains de personnes qui les actionnent dans des buts divers.

À t-on seulement pense un jour, que certains prédicateurs, sont diaboliques, quand ils prêchent des sermons non inspirés par Dieu et au service d'intérêts qui ne sauraient être mentionnés en public? Il y a je crois une inflation de langage mû très souvent par un zèle indéfinissable à certains moments.

Comme vous le voyez, la suite sera explosive, car, nous aborderons un autre discours récurrent, qui consiste à dire aux gens qu'ils doivent abandonner leur culture quand ils deviennent Adventiste. À t-on le droit de dire encore aux Guadeloupéens qu'ils doivent cesser d'être Guadeloupéens quand ils deviennent Adventistes, comme si adventiste était une nationalité? Les colons n'ont pas fait moins bien en faisant tout pour que les africains cessent d'être africains. Aujourd'hui on en constate les malheureux résultats!

Voilà, le débat est bien lancé! Je vous laisse car la radio m'appelle une fois de plus. Le samedi 20 septembre j'étais l'invité de Claudy Gob dans son émission fétiche et je me suis bien amusé. Ce matin je vais avec Jessy et lundi ce sera encore une autre intervention.
Dimanche soir 28 septembre je serai à Chauvel.
Bon appétit et à très bientôt!

Votre bien aimé tamarin vert, plus connu par certain sous l'agréable sobriquet: " Œil de bœuf"

Par Tamarin vert
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