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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:53

Comité de fin d’année de la Division d'Afrique de l'Ouest et du Centre

Dévotion matinale à Abidjan

Dimanche 8 novembre 2009

 

Courir dans l’espérance…

Hébreux 12 : 1, 2

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »

 

Le 13 septembre de l'an 490 avant Jésus-Christ, les Athéniens repoussent à Marathon une tentative d'invasion des Perses.

À peine la bataille de Marathon est-elle terminée que Miltiade envoie un messager dénommé Philippidès annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. Il veut à la fois les rassurer et les mettre en garde contre un débarquement de la flotte perse près de la ville.

Selon la tradition, Philippidès meurt d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course.

Il a tout juste le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : «Nenikamen» (on écrit parfois «Nenikikame»), ce qui veut dire : «Nous avons gagné».

C’est à la suite de cet exploit qu’en 1908, l’épreuve du Marathon est inscrite comme discipline reine aux jeux olympiques. Les athlètes doivent désormais parcourir 42, 195 Km.

On peut imaginer quelle énergie ce jeune coureur a déployé pour courir si longtemps et d’un trait pour porter la bonne nouvelle qui rassurerait et sécuriserait les athéniens. Il lui a fallu, y consacrer de la passion, une grande ferveur, et une grande foi, pour que sa course ne soit pas vaine.

L’Apôtre Paul compare la vie chrétienne à une course. Une longue course !

1 Corinthiens 9 : 24, 25  

 

« Ne savez–vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une couronne incorruptible ».

Tous ceux qui suivent l’athlétisme, savent que la course est la discipline la plus dure qui soit. Elle nécessite au moins quatre  qualités :

1.      L’endurance : Faculté de supporter la fatigue

2.      La résistance : Qualité par laquelle un corps résiste à l’action d’un autre

3.      La persévérance : Faculté à demeurer dans la même résolution

4.      Une hygiène de vie très stricte

Ces quatre qualités sont aussi nécessaires dans la vie chrétienne.

1.      L’endurance : Cette faculté de supporter les ennuis, les soucis les épreuves est indispensable pour tous ceux qui espèrent atteindre le but ultime. Paul déclare en s’inscrivant dans cette course :

« Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air ».  1 Corinthiens 9 : 26

 

  1. La résistance : Nécessite une volonté de fer. Il l’exprime clairement en Philippiens 3 : 12

 

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus–Christ. »

 

  1. L’Hygiène de vie est véritablement indispensable pour améliorer la performance. Paul met l’accent sur la sévérité de son régime qu’il s’applique sans complaisance.

 

« Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi–même disqualifié. » 1 Corinthiens 9 : 27.

 

  1. La persévérance : la persévérance est mue par l’espérance. C’est la conviction de remporter la victoire. Lisons ce que Paul préconise pour accéder à la consécration suprême :

 

« Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,  je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus–Christ. » Philippiens 3 : 13, 14.

 

Il est extrêmement important pour tout coureur de ne pas regarder en arrière. Celui qui veut courir très vite, doit impérativement regarder devant lui. Dans la course chrétienne, regarder en arrière équivaut à se décourager. Celui qui regarde en arrière, se déconcentre et perd de vue le but à atteindre.

 

Ce matin nous sommes exhortés à vivre la même expérience. Hébreux 12 : 1, 2

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »

 

On raconte l’histoire d’un roi qui voulait marier sa fille, mais souhaitait donner sa main à quelqu’un qui se distinguerait de façon exceptionnelle. Il invita tous les jeunes gens du royaume à courir sur une plage. Celui qui courrait le plus vite et dont la course serait la plus droite, recevrait l’honneur d’épouser la princesse.

Le départ ayant été donné, on observa que plusieurs coureurs faisaient l’effort de courir droit, mais ils zigzaguaient dans tous les sens. Vous devinez, qu’il y en avait un qui courrait droit, et comme la ligne droite est le plus court chemin, il gagna cette course.

 

Avant de lui remettre le trophée tant convoité, le roi lui demanda : « Mon fils, comment as-tu fait pour courir si droit et si vite ? »

-       « Majesté répondit le jeune homme. Depuis le moment où j’ai su qu’il fallait courir droit, j’ai fixé mes regards sur l’arbre qui se trouve là haut sur la colline ».

 

Nous aussi, pour courir droit, il nous faut garder nos regards sur Jésus l’arbre de la justice et de la vie qui se tient sur la montagne de Sion ! Alors comme Saint-Paul, nous pourrons nous écrier :

 

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour–là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement ».

2 Timothée 4 : 7, 8

 

 

 

 

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Published by Tamarin vert
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commentaires

Mélanie Clarisse 09/11/2009 13:34


Très beau sermon, surtout bien illustré. J'ai beaucoup aimé l'histoire de la course pour la fille du roi. C'est effectivement ainsi, en regardant fixement à notre objectif (Jésus et la vie
éternelle), que nous nous mettrons hors de l'attraction des choses de ce monde. Merci Guy pour ce bel article et sermon. Mel


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