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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 01:59

Dieu répond t-il aux prières ?

Romains 8:28  Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

 

Ce verset a déjà fait couler beaucoup d’encre. Car le lecteur reste toujours dubitatif quand il analyse par comparaison des situations auxquelles il est exposé. Rien n’est plus déconcertant que de se rendre compte, que pour deux situations similaires, les réponses de Dieu sont contradictoires, ou tout simplement incompréhensibles. Rien ne permet de décoder, ce fameux bien qu’il nous veut, surtout quand l’affaire se solde par une perte humaine.

 

De plus, souvent, le temps joue un rôle déterminant. Dans certains cas, la réponse, satisfaisante est imminente et à d’autres moments, on a l’impression qu’il n’y a pas de réponse du tout, ce qui augmente le flot de frustrations et de déception qui brouille notre esprit.

 

Mais d’abord examinons le texte. Tout d’abord, l’adjectif « toutes » placé devant « choses », met quelque peu mal à l’aise. C’est un grand exercice de foi et une vraie gymnastique pour essayer d’inventorier, ce qui pourrait entrer dans la catégorie de « toutes choses ».

 

En fait la question est que peut-on y mettre ? Des choses matérielles, spirituelles, morales ? Est-il question de faits précis, ou doit-on faire dans l’absolu et attribuer une certaine infaillibilité à tout ce qui se produit dans le cours d’une vie et l’attribuer essentiellement à la manifestation d’une volonté bienveillante de Dieu ?

 

Cette position, risque de faire apparaître Dieu comme un indécis, un sadique, un tyran, agitant les faits dans la vie des hommes, selon une volonté non exprimée, plongeant ses créatures dans l’incertitude et le doute ?

 

Evidemment, ajouter « ceux qui aiment Dieu », élimine une foule de personnes qui ne correspondraient pas à ce critère. Car aimer Dieu répond à certaines exigences, tel que l’observation de ses commandements, se rapprocher au maximum de sa volonté exprimée, et satisfaire ses attentes, par une piété de tous les instants basée sur une communion constante avec son fils, le Saint-Esprit et Lui.

 

D’ailleurs, Jésus l’a clairement exprimé en ces termes : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 7:21 

 

La clarté de ce texte, exclut tous ceux qui professent de la bouche, pour cibler ceux qui agissent en harmonie avec la volonté de son Père. Cette volonté, fait partie d’un ensemble que Paul décrit en ces termes en 1 Thessaloniciens 4:3  « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité »

 

Le mot est lâché ! La volonté de Dieu, c’est notre sanctification,  qui est en fait dans la pratique, l’abstention de l’impudicité. Qu’on le veuille ou non, il y a une difficulté apparente à accepter littéralement ce que Paul avance en Romains 8 : 28.

 

Juste quelques exemples pour illustrer mon propos.  Il y a de cela trente années, se produisait un drame assez bizarre par rapport au contexte. Un jeune prédicateur était assassiné, alors qu’il était en pleine activité d’évangélisation. Il logeait dans les locaux de l’organisation, et ne donnait aucun signe de défaillance dans sa foi. La question instinctive, est, « où était Dieu quand ce fait s’est produit ? »

Pour le bien de qui ou de quoi, cet assassinat allait-il faire du bien à la communauté, à la famille de la victime soudainement plongée dans le désespoir, tant affectif, émotionnel, que matérielle ? A qui devrait profiter ce crime ?

 

Un après-midi de l’été 2008,  alors que je m’apprêtais à rentrer au Togo le lendemain, ma sacoche contenant une forte somme, ainsi que mes papiers importants, tombe dans une rame de métro, à la gare du Nord, à une heure de pointe. A la fermeture des portes, je me retrouve sur le quai, incapable d’ouvrir la bouche, paralysé par la stupeur. Ma femme se jette en prière secrète, alors que ma fille se précipite au bureau des informations de la gare du nord, pour signaler l’incident. L’agent, promet d’alerter les contrôleurs qui fouillent le wagon à la prochaine station. Dix minutes plus tard, c’est le ouf de soulagement. Elle a été retrouvée et remise au conducteur, chargé de la déposer au Terminus. Arrivé sur les lieux, ma satisfaction est parfaite. Tout y est et les agents, me félicitent d’avoir eu une chance sur des millions.

Il est facile dans ce cas de s’écrier : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ! » La journée s’est terminée dans une ambiance de louanges et de reconnaissance à Dieu, non seulement pour sa réponse, mais surtout pour la rapidité avec laquelle il a agi.

 

On pourrait croire que le filon de satisfaction est inépuisable, et tout est fait pour croire qu’on est effectivement un enfant de Dieu quand la même chose se reproduit. En juin 2009, au Nigéria, je vais à un examen, et arrivé dans la salle, je m’aperçois que je n’ai pas mon téléphone cellulaire, habituellement accroché à ma ceinture. Ce constat, jette le doute dans mon esprit, ouvrant en même temps l’espoir que je l’aurais peut-être laissé dans ma chambre. Mais au fil de la journée, ma conviction de l’avoir perdu se renforce. De retour dans ma chambre, il n’y a point de doute. Il est bel et bien perdu, sur le parcours menant à la salle d’examen, sur un campus où circulent des milliers d’étudiants. Très vite je me résigne, et m’accommode de l’idée d’utiliser mon bon vieux Nokia, âgé de plusieurs années, mais dont j’ai du mal à décider de la mise à la retraite.

 

Un de mes camarades, me propose de le chercher à la tombée de la nuit en essayant de la faire sonner. Après une douzaine d’essais, alors que nous étions à mi parcours, une voix nous répond et donne toutes les indications permettant de le récupérer. Ce fut fait le soir même, et quelques jours après ayant rencontré l’agent de sécurité qui l’avait ramassé, l’affaire se terminait par un pourboire de 200Nairas.

 

Dieu avait donc répondu une nouvelle fois aux prières, mais, si la première fois, la réponse prit en fait deux minutes, puisque le temps du trajet entre deux stations, n’est guère plus long. Cette fois toute une journée s’était écoulée avant de savoir qu’en fait l’agent avait ramassé le téléphone à peine quelques minutes après mon passage, alors qu’à l’endroit où il fut trouvé, il y avait des balayeuses.

 

Dois-je en conclure avec fierté que j’aime Dieu ? Dieu aurait-il fait pour moi ce qu’il refuserait à d’autres. Ma femme s’est rendue au marché de Lomé au Togo, quelques semaines après que nous ayons loué la bonté du Seigneur pour ce double miracle, qui désormais fait référence à la fidélité de Dieu en août 2009, et qui indubitablement, a vu qu’il était nécessaire que ces choses m’arrivent pour mon bien.

Ayant laissé son sac à main, contenant son passeport, celui de notre petite fille Laurelya, fraichement renouvelés, son appareil photo, de moins d’un an, son permis international, et environ 60 000 francs CFA, dans la voiture, aura la peur de sa vie en ne le retrouvant pas à son retour. Le drame, car c’en est un, c’est que le départ en vacances, est prévu dans une semaine. Comment louer le Seigneur quand une telle chose arrive, parce que jusqu’à présent, nulle trace de ce sac n’a été trouvée. Pourtant, policiers, badauds, marchandes, amis, et connaissances, étaient tous unanimes à dire que ce n’est pas la première fois que de telles pertes se produisent et qu’on retrouve rapidement, les effets, parce que les voleurs ne s’intéressent qu’à l’argent. Toujours est-il, nous sommes en novembre et quatre mois après, aucun indice ne nourrit notre espoir de retrouver le sac.

 

A quel service s’adresse cette perte dans la vie de mon épouse. Certes, elle sait désormais, qu’elle ne doit plus se séparer de son sac, où qu’elle aille. Cette leçon est aussi pour notre chauffeur qui bien que tout près du véhicule, laissé par notre fils à la surveillance de Laurelya, quatre ans, qui n’a pas su dire ce qu’elle avait vue. Ce fut une dure soirée, où les commentaires résignés, se mêlaient aux reproches, et aux résolutions à la vigilance. Les prières n’y ont rien fait jusqu’à présent. Toutefois, un secret espoir demeure de retrouver le sac, même vide.

Alors, que peut-on dire à ce point ? Est-ce que le temps joue un rôle dans la détermination de la foi ? Ou, devrait-on en conclure que ma femme n’aime pas autant Dieu que moi qui ai eu la satisfaction, à deux reprises, et en des lieux différents, d’assister à une véritable démonstration de Dieu ? Certains pourraient penser à la supériorité de ma foi, sur celle de ma femme qui est pourtant une agente très engagée dans la prière ? Ne lit-on pas que la prière du juste a une grande efficacité ?

 

Quand on lit cette conversation entre l’ange Gabriel et le prophète Daniel, on ne peut que croire que Dieu est réellement attentif aux prières et s’exécute rapidement en bien des circonstances.

« Puis il me dit : Daniel, homme bien–aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant.

Il me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. » Daniel 10, 11, 12.

 

         

La question de base, est : « Dieu répond t-il aux prières ? La réponse est clairement, oui. Mais quant à savoir dans quel délai, il est le seul à le savoir. Une chose est sure, c’est que toutes choses concourent au bien de ceux qui l’aiment. Bonnes ou mauvaises pour nous, toutes les choses sont bonnes pour lui.

 

Le sage déclare : « Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce quil veut. » Psaumes 115:3 

 

        Il faut une bonne dose de foi pour le croire et surtout l’accepter !

 

Bonne lecture ! J’attends vos commentaires !

 

 

 

 

 

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Published by Tamarin vert
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Phanzu Serge 26/03/2011 03:54


Pasteur Guy Roger, oui reelement Dieu repond aux prires.
Quand j'etais au Benin, par la foi, je t'avais supplie de prier de prier pour mon admission a l'Universite de Alabama a Birmingham aux Etats-Unis. Je vous ecris des Etats-Unis. Et c'est par la
priere que cette admission est devenue possible. Que Dieu vous benisse! Serge Phanzu


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