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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:36

Après la lecture du livre écrit par Rebecca Brown, "Il est venu libérer les captifs", j'ai gardé le net sentiment que loin d'être libéré, le lecteur se sentait davantage menacé par les forces du mal. Et pourtant, cet ouvrage, qui décrit en détails les dessous du royaume du diable, est sur le plan documentaire, plutôt bien écrit.
Les descriptions éveillent la curiosité et surprennent par leur précision. C'est à croire que l'auteur a pactisé avec le diable qu'elle connait physiquement.
Mais ce roman, ne peut faire oublier les paroles du prophète: 

Esaïe 61:1
L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer
aux
captifs la liberté
, Et aux prisonniers la délivrance; Pour publier une année de grâce de l’Eternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;"

Ces paroles reprises par Jésus définissent bien la nature de son ministère. Du reste au cours des trois années et demi, où il a parcouru les routes peu sures reliant les villages qu'il visitait, il est surprenant de constater qu'il avait un penchant pour les démunis, les parias de cette société d'alors, en un mot pour les gens de "mauvaise vie". Matthieu 9:10, etc.
Un bref examen de sa propre équipe de disciples, montre qu'il n'était pas entouré que d'enfants de choeur. De Pierre l'audacieux, en passant par les fils du Tonnerre, à Judas le tricheur, le Maître n'avait décidément pas bonne réputation.

La peur bleue qu'ont certains de perdre leur réputation les oblige à fréquenter obstinément des "gens de bien", et pointent d'un doigt accusateur tous ceux qui selon eux, manquent de discernement en s'approchant de ceux qu'ils rejettent constamment.

Pourtant le Maître a fait de ces gens son fond de commerce évangélique. Prostituées, femmes adultères, possédés de démons, percepteurs ripoux, lépreux, et toutes sortes d'exclus, semblent hanter les journées et les nuits du Sauveur.

Quel contraste avec les pharisiens, soucieux de sauvegarder l'orthodoxie de leurs hérésies, contraints à pratiquer toutes les formes d'hypocrisies qui les ont rendus célèbres, au sein du peuple, mais verbalement fustigés par le Christ, cet être doux et humble de coeur, ne supportant l'injustice sous aucune forme, même pas la formule la plus sainte qu'ils aient pu inventer. Leur cupidité, et leur esprit mercantile, a transformé le temple même en marché quotidien, dont les chassera Jésus, un fouet à la main et exprimant verbalement sa sainte colère.

Il est facile d'imaginer nos braves ecclésiastiques, drapés dans leur dignité factice, usant de toute leur sagesse perfide, pour éviter tout contact avec les sujets infestés qu'ils ne peuvent côtoyer. Il suffit de lire certains de leurs écrits, exprimant leur indignation, lorsque leurs turpitudes cachées sont mises à nu. La stratégie de la pétition, ne fait que dévoiler leur instinct grégaire, masquant leur manque de courage, face à l'aveuglante vérité.

Mais au fait, de quels captifs s'agit-il? Qui sont ceux qui ont bénéficié de tant d'amour? Les largués de la société, les radiés des listes de ceux qui se flattent d'être de bonne conduite et de bonne compagnie! Il s'agit bien de ceux qui comme vous et moi, ressentent une pulsion vitale de faire éclater la vérité. Mais plus encore, il s'agit bien de ceux qui du haut de leur fausse dignité, ont aussi besoin de délivrance.

L'histoire sainte ne nous dit pas que Jésus visitait les prisons en quête de travail missionnaire à rapporter à grand frais dans des assemblées où tout est calculé pour faciliter une réélection, ou constituer une chance à ne pas rater.

Les captifs étaient des prisonniers de leur vices, de leur environnement, de leurs accusateurs. Une prison à ciel ouvert où déambulent jour et nuit des hommes, des femmes et des enfants, victimes de tout et de tous. Il est venu apporter une lueur d'espoir aux désespérés, aux exaspérés. Il offre une chance, une dernière à tous ceux qui, reconnaissant leurs limites, respectent celles des autres.

C'est la politique de la main tendue à celui qui aspire à une paix durable!

Tamarin Vert

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Published by Tamarin vert
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R. Valleray 04/11/2009 01:16


Une rectification: le titre de l'ouvrage est plutôt, "Arrachée aux démons" et l'auteur: Irvine Doreen.


Ralph Valleray 04/11/2009 00:48


J'ai personnellement lu un ouvrage de ce type (Arrachée des démons de Doreen Wilson) et je ne les recommande pas du tout. Un ami, pourtant diplomé d'université l'a aussi lu et n'en n'a pas supporté
les effets psychologiques. De tels ouvrages sont à la littérature ce que l'Exorciste de 1977 est au cinéma. Mon ami a traversé une véritable tornade psychique dont son épouse a fait les frais:
démonisation du monde et de la société, quasi séquestration de la malheureuse épouse de moins de 25 ans afin de la protéger de la prétendue contamination et infestation globale. Tout cela fut
terrible pour la jeune femme et se solda par un divorce. Suite à une période de délire mystique, mon ami a ensuite (inévitable) sombrer dans un ouragan de défoulement marqué par l'alcoolisme. La
simple allusion à ce genre d'ouvrage m'a fait réagir car, beaucoup ignorent leur limites psychiques.


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