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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:37

LA VOIE ROYALE VERS LA LIBERTE 

La vie est faite d’évènements successifs, d’expériences humaines et environnementales, mais surtout de relation avec soi-même. L’activité émotionnelle, est sans aucun doute le moteur de notre être et détermine, humeurs, passions, désirs, rêves, et bien d’autres secteurs de notre tempérament.

Le poids de l’éducation, de la culture, des opinions extérieures et des jugements d’autrui conditionne notre démarche quotidienne, et est capable de modifier même notre manière de, marcher, parler, penser, agir.  En fait notre personnalité se forge progressivement par l’apport de ce dressage qu’on appelle chez les humains l’éducation, qui est un formatage conscient de l’enfant pour devenir en grandissant une référence au système formateur.

Mais quelle est la fonction principale de l’esprit humain ? Tout indique que nous passons beaucoup de temps à imaginer, à rêver. Cette succession de scénarios de bonheur ou de difficultés, constitue pour l’essentiel notre rêve personnel, qui se confond avec le rêve des autres.

La publicité, est là pour nous faire rêver sur mesure et appréhender notre avenir en fonction de ces clichés qui pour nous correspondent au bonheur. Les parents qui font miroiter une vie apaisée, confortable et sereine, à travers le filtre de l’école, entretiennent le potentiel de déception qu’engendre l’échec scolaire. L’esprit de compétition, développé à l’extrême, laisse davantage de déçus chaque jour dans l’arène, où se jouent toutes les épreuves de la vie. Car il n’y a de la considération, que pour les gagnants, et de récompenses que pour ceux qui franchissent honnêtement ou non la ligne d’arrivée sociale. Dans le sport, le dopage est devenu la hantise des organisateurs, alors que sans lui, les performances, n’auraient rien de merveilleux. Mais tout est relatif ! La satisfaction que donne la victoire est fugace, car il faut encore recommencer. Les multi champions, en savent quelque chose, car la lutte est aussi dure chaque fois, et la victoire toujours aléatoire.

Mais au-delà de tout cet environnement, ce qui gâche tout, c’est la considération que nous faisons des autres, par rapport à leur parole, leurs attitudes et leurs jugements. Dès lors que nous donnons notre accord à tout ce qu’ils peuvent projeter sur nous, nous devenons leur esclave, et notre enfer commence. Notre malheur finalement n’est jamais extérieur. C’est ce que nous agréons qui nous atteint ou nous évite. Nous devenons prisonniers de nous même, de nos émotions, de notre affect, en en rejetant la responsabilité sur les autres. Tout ce processus parait normal, alors qu’il se fonde sur des opinions, des convictions ou des jugements subjectifs, sans vérité absolue. Sans conscience apparente nous sombrons dans la désespérance, rejetant sur les autres la responsabilité de notre état. Car, il est bien question d’état ! Notre impuissance à nous débarrasser de ce linceul de malheur, nous pousse à la médisance, la colère, la haine et la frustration. Le piège est donc l’importance personnelle.[1] C’est donc l’importance que l’on se donne, et qu’on appelle sa personnalité, que l’on prend au sérieux, qui nous pousse à faire de tout une affaire personnelle qui est en fait la plus grande manifestation de notre égoïsme et de notre égocentrisme. C’est notre égo qui prime et conditionne nos comportements envers les autres et nous-mêmes. Eduqués à tout prendre pour soi et sur soi, nous devenons rapidement le centre de nos malheurs, pour ne pas dire le concepteur de nos malheurs. Bien sûr, nos interactions humaines, dégénèrent, car la vie est une succession d’actions et de réactions.

Mais comment se libérer du conditionnement collectif, que nous considérons comme notre unique espace vital ? Paul l’exprime dans un cri, celui de son être tout entier qui aspire à mieux et chaque jour. « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… » Romains 7:24 

Le corps de cette mort ! Quelle clairvoyance ! Le lien entre le corps et l’esprit n’est plus à prouver. Le rapport est vite trouvé. Si l’esprit est affligé, le corps s’en ressent. Ceci est donc à la base des exhortations suivantes :

« Ayant donc de telles promesses, bien–aimés, purifions –nous de toute souillure de la chair et de lesprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » 2 Corinthiens 7:1 

 

« dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de lesprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion ». Ephésiens 2:2 

 

L’appel à la purification des souillures de l’esprit et de la chair illustre bien les domaines où se déroule le combat perpétuel. Il s’agit bien de l’esprit où transitent la peur, la joie et les autres émotions. En effet, la peur constitue le principal moteur de nos émotions. La peur de déplaire, la peur du jugement des autres, la peur de perdre sa réputation. Cette dernière étant de toute pièce forgée par l’opinion et le rêve d’autrui. Cette peur qui paralyse toute action envers l’autre. Car il est clair, que c’est en épousant les peurs des autres, que nous nous fabriquons une carapace protectrice, puisque la misère aime la compagnie, et notre sentiment de sécurité dépend de l’assurance que nous ne sommes pas seuls à souffrir. De plus, être maltraité, nous apaise et justifie notre colère qui tour à tour, comme une drogue nous calme et nous rassure.

Mais Jean exprime son désir de changement, dans des termes qui ne sont pas davantage explicites en termes de méthodologie.

« Bien–aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en bonne santé, comme prospère ton âme. » 3 Jean 2

 

Tel un vœu pieu, cette déclaration ne trace aucune route, n’indique aucun chemin. La prospérité de l’âme, devrait conditionner la santé du corps. Mais comment ? Si nous comprenons bien le processus de domestication et ses effets transformateurs, il se pourrait que nous trouvions là, les ressorts pour une sortie de crise émotionnelle. Les effets du poison émotionnel qui perturbe notre existence et déforme notre être intérieur, peuvent être affrontés et vaincus. Mais pour cela, il faut se reprogrammer.  Et c’est là toute la difficulté. Devenir insensible aux assauts extérieurs, tout en ayant une relation saine avec autrui, tout en sachant que son fond de commerce c’est le mensonge produit par la peur. Cette peur mortifère qui décide de notre avenir.

Pour obtenir une solution satisfaisante, il faut accepter de se faire violence, pour passer avec soi même des accords libérateurs. Il faut réformer ses paroles, éviter de tout prendre pour soi, abandonner cette tendance à faire des suppositions de tout, et accepter de faire de son mieux sans en attendre quo que ce soit. En somme briser les anciens accords pour en créer de nouveaux.

Le plus difficile est de réformer sa parole. Jacques décrit le défi séculaire de l’homme dans sa quête de perfection, en ciblant les méfaits de la langue. Ne nous y trompons pas. Langue est ici, mise pour pensée. Car l’organe physique pris à partie dans ce chapitre ne pense pas, mais rend audibles nos pensées.

« De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! » Jacques 3:5   

« La langue aussi est un feu ; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle–même enflammée par la géhenne. » Jacques 3:6 

 

La pertinence de Jacques, montre bien qu’il a pu cerner les vrais enjeux. Nos pensées souillent notre âme. Jésus l’avait bien exprimé à ceux qui l’entouraient :

 « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme. » Matthieu 15:11 

 « Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme. » Matthieu 15:18 

La langue n’étant que l’instrument de cette souillure individuelle et collective. Ce qui sort de la bouche venant du cœur, le poison émotionnel est conçu dans l’esprit de l’individu qui s’auto détruit. Cette entreprise de destruction atteint les autres par les paroles. Qui à leur tour s’auto détruisent en acceptant de prendre en compte, le venin venant des autres. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Du venin mortel !

 

 « mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. »

Jacques 3:8 

 

On retrouve ici un élément fondamental de la philosophie Toltèque, qui épouse la pensée chrétienne, sans s’y référer, montrant bien que l’homme reste universel dans sa dimension pécheresse. Du reste pour parvenir à ses fins, l’homme n’a qu’une arme, capter l’attention. C’est ce que nous nous employons à faire quotidiennement. Capter l’attention des autres, est la seule manière de les maitriser. Refuser de se laisser distraire est donc le premier élément qui conduit à la liberté. C’est pourquoi la publicité est aussi efficace, car elle ne consiste qu’à capter notre attention afin de l’assujettir. C’est la séduction !

Le même Jacques explique bien ce processus d’engrenage vers l’autodestruction :

« Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui–même personne.

Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.

Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. » Jacques 1:13-15 

 

Notre attention est attirée par ce qui nous plaît. Jean déclare que « tout ce qui est dans le monde, la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais du monde. » 1 jean 2 : 16. Le monde est bien notre environnement trompeur, qui exerce sur chacun de nous une attraction captivante et assujettit notre attention.

C’est ainsi que le pouvoir de la parole prend forme et agit en nous et autour de nous. Salomon donne une dimension particulière à l’usage de la parole qui est une force créatrice d’émotions.

« Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère ». Proverbes 15:1 

« On éprouve de la joie à donner une réponse de sa bouche ; Et combien est agréable une parole dite à propos ! » Proverbes 15:23 

« Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent, Ainsi est une parole dite à propos. » Proverbes 25:11 

 

Dieu ne nous invite pas au silence, mais à un usage rationnel, mesuré et utile de la parole. Le Seigneur lui-même est la parole, le logos vivifiant, la parole vivante et libératrice. Rien ni personne ne peut nous museler, ou nous intimer le silence, quand le Dieu communicateur nous invite à mesurer nos paroles.

 

« Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses. Ecclésiaste 5:2 

La liberté de parole est un droit inaliénable. Tout homme est appelé à l’exercer dans le respect de l’autre, car elle est créatrice de magie. Noire ou blanche, elle agit. Le plus grave est de se mentir à soi même, en pensant que les autres méritent leurs punitions, comme nous agréons les nôtres. Comme un virus informatique la parole destructrice frappe toute personne qui y attache de l’importance.

Don Miguel Ruiz, nous propose une réflexion pertinente :

« Repensez à une fois où vous (ou une de vos connaissance) étiez en colère contre quelqu’un et vouliez votre revanche. Pour vous venger, vous avez dit quelque chose concernant cette personne, avec l’intention de répandre du poison et faire en sorte que cette personne se sente mal. Enfant, on faisait cela sans y réfléchir, mais en grandissant on apprend à calculer soigneusement ses efforts pour détruire autrui. Puis on se ment à soi même en disant que cette personne a reçu une juste punition pour ses mauvais agissements. Lorsqu’on voit le monde à travers les yeux d’un virus informatique, il est facile de justifier le comportement le plus cruel. Ce que l’on ne voit pas, c’est que le mauvais usage de la parole nous enfonce chaque fois un peu plus profondément en enfer. »[2]

 

Ainsi le conseil de l’apôtre Paul, prend une autre dimension, quand on sait désormais que la parole dite sans aucun contrôle peut avoir un effet dévastateur d’abord sur soi même et sur ceux qui s’y attardent.

 

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. Colossiens 4:6 

 

Pour échapper à son contrôle, il faut détourner son attention de l’expression des limites que fixent les autres, pour se concentrer sur l’essentiel qui est son moi authentique, lequel est gage de vérité. Car la vérité, c’est soi-même !

 

La liberté en parole, c’est l’unique objectif que doit poursuivre tout être équilibré et stable. Etant donné que la parole est créatrice, libérez cette force qui est en vous pour le bien. Mais il reste un dernier ingrédient pour que cet exposé ne soit pas stérile en restant au stade de concept. Il faut pratiquer ! Cette pratique doit commencer par un apprentissage progressif, qui consiste à rompre les petits accords mauvais pour libérer de l’énergie suffisante, afin de lutter contre les plus grands. Si nous utilisons toute notre énergie à détruire, nous venger et nous mettre en colère, il nous en reste peu pour vivre. Nous nous trompons nous même en croyant ou faisant croire que notre combat est légitime, en oubliant que nous sommes incapables de changer les autres, sans agir sur nous même.

C’est en engageant une lutte acharnée contre nos propres travers que nous avons une chance d’échapper à la magie noire des accusations, des jugements acerbes et des menaces inconsidérées. Notre planche de salut, n’est pas extérieure, mais enfouie sous les gravats, de notre colère, notre jalousie et notre médisance. Nous commettons l’erreur de croire que nous pouvons le sommeil à ceux qui détournent leur attention de nos appâts verbaux. Notre épuisement physique, psychique, et psychologique s’auto nourrit et pour nous soulager, nous l’attribuons à autrui.

Donc, que faut-il faire pour se sentir entièrement libre ? Référons  nous aux propos de l’innocente victime, qui jusqu’à la croix a démontré que son attention était captive non du traitement qu’il recevait injustement, mais, de la mission qu’il était venu accomplir.

 

« Jésus dit : Père, pardonne –leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort ». Luc 23:34 

 

Il demanda au Père de pardonner ceux qui ne s’étaient pas encore repenti, et qui agissaient par conviction de faire le bien. L’absolution qui consiste à renvoyer l’accusation, ou à remettre le péché, est la seule action, la seule initiative qui libère. C’est pourquoi, en apprenant aux disciples comment prier, le Seigneur nous enseigne une démarche contre nature, impossible à admettre et à comprendre par ceux qui sont assoiffés de sang comme leurs agresseurs :

« pardonne–nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense ; et ne nous induis pas en tentation. »

 Luc 11:4 

Le rêve de la planète, déclare Don Miguel Ruiz, est pathologique et les humains souffrent d’une maladie mentale appelée la peur… Lorsque la peur est trop forte, l’esprit rationnel faiblit, et on parle de maladie mentale. Les comportements psychotiques se produisent lorsque l’esprit est tellement effrayé et les plaies si douloureuses qu’il est préférable de rompre le contact avec le monde extérieur… Si on est capable de voir son propre état d’esprit comme étant malade, on voit qu’il existe un remède.[3]

Le remède, est donc le pardon. C’est la vérité qui ouvre les plaies émotionnelles, pour en tirer le poison qui y sévit depuis des années, afinde guérir complètement.

« On doit pardonner à tous ceux qui nous on fait du tort, non pas parce qu’ils méritent d’être pardonnés, mais parce qu’on s’aime tellement soi-même, qu’on ne veut plus continuer à payer pour les injustices passées… Le pardon est la seule façon de guérir. On peut décider de pardonner par compassion pour soi-même… on peut se détacher de tout ressentiment et déclarer : cela suffit ! Je ne serai plus le Juge qui me tyrannise. Je ne m’en voudrai plus et ne me maltraiterai plus. Je ne serai plus Victime » »[4]



[1] Don Miduel Ruiz, Les quatre accords Toltèques. Ed. Jouvence, p. 53.

[2] Ibid, p. 47.

[3] Ibid, p. 103.

[4] Ibid, p. 103.

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Published by Tamarin vert
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commentaires

Ralph Valleray 21/10/2010 22:10


Alors, "les génies malfaisants" ont-ils été sensibles au Ghandi de Gwada ?
Ke c bo !


Guy 15/09/2010 11:50


Merci Lysiane, pour ce commentaire. Mais je crrois que vous n'avez pas compris, mon geste qui n'annulle rien de ce que j'ai affirmé depuis le début. Je ne crois pas en la guerrilla, ni le
harcèlement. Je crrois au dialogue pacufique et constructif.
Dans tous les cas, il est question que les agresseurs, prédateurs ou autres malfaiteurs reconnaissent leurs actions.
On ne doitpas s(attendre à une démarche volontaire de leur part, mais la provoquer.On ne doit pas tendre le point quand on tend la main. Donc parler de "retournement de veste", n'est pas
correct.
J'applique un principe biblique. cela peut ne pas plaire, mais, c'est ma démarche. Si elle échoue, je devrai trouver autre chose. Mon objectif depuis le début a été simple. Pousser à la réflection
utile et tenter de provoquer un déclic.
Laa dénonciation, et l'invective ont plutôt jeté de l'huile sur le feu, et au lieu de produire la réaction salutaire, ont braqué un plus grand nombre. Donc, je crois que pour aller à table il faut
en convenir. J'ai fait une proposition, j'attends encore quelque temps pour voir, puis je rebondirai.
Je vous prie de m'excuser, mais,à cause de mes nombreuses obligations, et les défauts de connexion, les consultations sont plus espacées.
Rassurez-vous, les injonctions au silence, ne m'ont pas intimidées!


lysiane 26/08/2010 12:02


N'avez-vous pas vous même abdiqué votre liberté en retournant votre veste face aux dirigeants de la fédération adventiste? Etes-vous bien placé pour parler de liberté de parole?


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