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Sans commentaire immédiat!

 

 

 

ÉGLISE

ADVENTISTE

Du SEPTIEME JOUR

Union des Antilles

et Guyane Françaises

COPIE

Pasteur REGIS Julien

Président

Fédération Adventiste Martinique

 

 

Fort de France

jeudi 6 septembre 2001

..

Bureau du Président

Boite Postale 738

97243 Fort-de-France, Martlnique Tél. 05.96.79.92.79 Fax 05.96.79.92.77 E-mail : UAGFROGER.sasi.

Réf . : PR/004-01/GR/gr

 

Objet : Compte rendu de nos entretiens des 4, et 5 septembre 2001 Chers Collègues

 

Suite à notre entretien téléphonique du 4 septembre 2001 à 11h20, effectué en main libre pour permettre aux frères Kichenama et Belfroy de participer en absence des frères Cidolit et Carpin, il a été convenu d'une rencontre entre nos deux administrations le lendemain 5 septembre, à 10h au bureau de l'Union, pour débattre de la question posée par l'administration de l'UAGF, concernant la position de l'administration de la Fédération, dans l'éventualité d'un appel en faveur de pasteur J. Valleray, à travailler à l'extérieur.

 

A la réunion du 5 septembre qui a débuté à 1Oh20, était absent le pasteur Alain Cidolit.

 

Après un préambule du président de l'Union, faisant remarquer, que depuis le début de l'affaire Valleray, les administrations de la Division Inter Américaine, de l'Union des Antilles et Guyane Françaises, et la Fédération de la Martinique, ont entrepris des démarches pour trouver un champ d'accueil à pasteur Valleray. Cette possibilité, semblait être une solution satisfaisante et de nature à résoudre définitivement le contentieux entre les deux parties.

A tour de rôle, les administrateurs de la Fédération ont exprimé les points suivants :

1. Le comité de la Fédération a décidé de prendre l'affaire Joël Valleray en main, cette affaire est aussi aux mains de la justice.

 

2. Les membres du comité veulent sérieusement reconsidérer la lettre de créance de pasteur Joël Valleray, ainsi que sa vocation pastorale, et entrevoient de consulter l'Union pour envisager de mettre un terme à ses activités pastorales.

 

3. Le conseil d'administration a voté, lundi 3 septembre 2001, d'enclencher une procédure disciplinaire, pouvant aller jusqû au licenciement. Toutefois il reste toujours la possibilité d'un accord amiable.

 

4. Le pasteur Valleray, n'est considéré comme pasteur, ni par l'administration, ni par le conseil d'administration de la fédération.

 

5. Les motifs de cette procédure disciplinaire concernent :

 

a. L'attitude d'insubordination de frère Valleray justifiée par ses

nombreux refus de répondre à des convocations dûment notifiées. b. Son comportement public, irrespectueux, lors de l'assemblée

générale de la Fédération, en Juin à l'église du Robert.

c. La promotion sans autorisation préalable de son livre, à des fins

commerciales, dans le contexte de l'assemblée générale.

d. La dénonciation par un membre d'église, une jeune femme, de son

attitude immorale envers elle alors qu'elle était mineure. Cette

accusation affectant son statut pastoral constitue un élément

suffisant pour rompre son contrat moral.

 

6. Lequel d'entre nous prendrait le risque de couvrir l'employé ? Cette question introduite face à l'obligation légale d'informer le procureur de la république, est l'un des motifs justifiant la procédure disciplinaire du moment.

 

L'administration de l'Union a exprimé les conseils suivants :

 

1. La plus grande prudence dans les différentes procédures. S'assurer que les motifs consignés en griefs soient bien réels et que les réponses aux actions posées par l'employé, soient adéquats, pertinents, en contrôlant à tout moment leur légalité.

 

2. Que voulons nous faire de Joël Valleray ?

 

a. Le Garder, implique que nous lui donnions du travail de façon satisfaisante pour lui et pour l'église.

b. Le discipliner, exige de mettre en place une stratégie s'appuyant sur l'étude d'une commission d'investigation, afin de garantir l'objectivité de nos décisions.

c. Le laisser partir, suppose notre volonté de lui donner une chance de se refaire à l'extérieurd, et dans ce cas, nos disposer à interrompre toute procédure pour lui transmettre tout appel venant de l'extérieur.

d. Qu'il démissionne, nous oblige à instaurer un climat de dialogue visant à encourager l'employer à quitter l'entreprise après une honnête négociation.

 

Afin de permettre à l'administration de l'UAGF de mieux apprécier les événements survenus depuis l'assemblée générale dans les relations entre l'employeur et son employé, il est réclamé à l'administration de la Fédération la mise à disposition de l'administration de l'UAGF, toute la documentation concernant le déroulement de toutes les affaires impliquant pasteur Valleray.

 

La réunion s'est achevée après que le trésorier de la Fédération ait invité à plus de réflexion et de concertation tant entre les administrateurs de la Fédération, qu'avec le conseil d'administration. Ensuite, le secrétaire ayant souhaité que l'Union fasse oeuvre de médiation auprès de pasteur J. Valleray durant la procédure, la réponse de l'UAGF reste subordonnée à une demande écrite de l'administration de la Fédération.

 

En résumé, il ressort de cet entretien :

1. Que la remise en question du ministère de tout pasteur consacré, ainsi que l'application d'une mesure disciplinaire, doit faire l'objet d'une concertation entre la Fédération et l'Union. (Cf. Working Policy. P. 75, 76. ed. 2000-2001)

 2. Qu'une commission d'investigation soit formée pour étudier tous les motifs et les situations susceptibles de conduire à une décision aussi grave.

 3. D'attendre les conclusions de la justice concernant l'affaire touchant aux m÷urs, avant d'inclure dans les griefs faits à l'employé, l'accusation de harcèlement sexuel.

 4. De mettre sans délai à la disposition de l'administration de l'UAGF, les documents composant le dossier, ayant conduit le conseil d'administration à déclencher une nouvelle procédure disciplinaire.

 5. Que des concertations fréquentes entre les administrations de l'église, soient privilégiées dans des délais légaux, afin d'éclairer les votes du conseil d'administration.

 J'espère que ce compte rendu retrace les grandes lignes de notre entretien de ce jour, étant entendu que certains détails n'y figurent, pour se focaliser sur l'essentiel.

Si ce rapport vous semble infidèle ou présente des lacunes, vous serez bien aimables de nous les signaler par écrit, et ce dans les meilleurs délais. Vos remarques seront enregistrées et annexées à ce document.

 Remarques générales :

 Au cours de cet entretien, et en préambule, il a été fait observer, que la décision du conseil d'administration d'enclencher une procédure disciplinaire avait été prise en dehors d'une concertation formelle avec l'Union. Cette remarque se fonde sur le courrier ci joint envoyé à pasteur Régis par pasteur Leito. Ce courrier stipule assez clairement les points suivants :

 

1. « Que l'Union a donné de claires indications de la ligne de conduite à adopter... et une telle ligne de conduite devrait être suivie. »

 

2. « S'il est difficile ou impossible à la Fédération de suivre pareilles directives, alors la première démarche serait de faire appel à l'Union pour qu'elle étudie à nouveau la question. »

 3. « Si après avoir fait appel à l'Union pour considération, cette dernière maintient la même opinion, alors nous serions libres de considérer votre recours»

 

4. « Entre temps, toute la question devrait être gardée en l'état, à moins que les organisations supérieures émettent une opinion différente là-dessus »

 Soucieux de respecter l'ordre établi par l'église, notre conseil est de suivre ses procédures en toute confiance.

 Fraternellement !

 

G. ROGER

Président

xc. Administrateurs de la DIA

 

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